lundi 17 août 2026

Talibans : déjà cinq ans de naïveté

 

A l’occasion des cinq ans de pouvoir des Talibans en Afghanistan, les médias français nous servent un numéro d’équilibrisme carrément bancal et tenant à la fois du grand écart et de la mauvaise foi. Sur France-Info une « chercheuse » explique sans rire qu’ils attendaient de voir si les Talibans, dont on connaissait déjà les méthodes, avaient changé. On se pince, ne sachant si c’est de la naïveté ou de la bêtise crasse, sachant que justement, la caractéristique de cette religion est de ne pas changer.

On se rappelle que lors de leur accession au pouvoir, les chefs d’Etats occidentaux s’étaient « félicités », selon l’expression consacrée qui ne veut rien dire et nous avaient fait expliquer que oui, mais non, ce n’étaient pas les mêmes et qu’avec ceux là, on avait trouvé des terrains d’entente et obtenu des garanties quant aux droits de l’homme et surtout de la femme. Nous leur avions même donné des centaines de millions, pour faire bonne mesure, tellement ces « nouveaux » Talibans avaient l’air sérieux et respectueux de leurs engagements malgré le retrait dantesque des USA. Peine perdue, non seulement ils n’ont pas changé, mais ils sont pires qu’avant. Et la commentatrice de préciser qu’il n’y a guère de prise sur ces dirigeants qui n’ont pas, comme les dirigeants d’autres pays musulmans radicaux, des hôtels particuliers, à Londres, à Paris, ou des villas sur la Côte-d’Azur, que l’on peut menacer de saisir pour les inciter à la modération. Et les commentateurs, toujours désireux de coller au narratif de l’islam compatible avec l’Occident, d’indiquer que rien dans le Coran ne suggère de faire vivre aux femmes le calvaire qu’elles vivent en Afghanistan.

Si justement, tout le suggère : la polygamie est autorisée, l’homme doit être le maître et il est le supérieur de la femme, plus fort et plus intelligent, le divorce est unilatéral et exclusif des hommes, la prophétie n’est accordée qu’aux hommes et jamais aux femmes et le principe d’obéissance, encore appelé (tâa), a été le corollaire de ce concept d’al-Quiwamah et il est devenu commun de lire, dans certains écrits religieux, que  « le chemin du paradis pour une femme passe par l’obéissance à son mari ». Même si on trouve des interprétations plus bienveillantes à l’égard des femmes. Egalement, on s’étonne en Occident que les petites filles soient privées d’école, thème sur lequel le pays a régressé, puisque dans un premier temps, les accords prévoyaient l’instruction des petites filles. Là encore, on est en droite ligne des interprétations coraniques qui présupposent que la femme est stupide et inférieure à l’homme. Cette question des femmes n’occupe pas que les régimes les plus radicaux. Le président turque Recep Tayyip Erdoğan a décidé de quitter la Convention du Conseil de l’Europe, dite «Convention d’Istanbul», sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Et en Europe, en France particulièrement, le voile, même s’il n’est pas aussi intégral qu’en Afghanistan, gagne du terrain. Le recteur de la mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, ne se cache même plus de vouloir nous imposer ses préceptes coraniques et explique tout haut qu’il trouve absolument inadmissible que les Français se réunissent pour manger du porc sous l’égide du « canon français. Il franchit un pas très dangereux pour notre civilisation et accentue, au sein de la société française multiconfessionnelle, une logique séparatiste tenant de la dérive séditieuse et de nature à accélérer le processus d’affrontement communautaire. Ce qui ne semble pas déplaire à Alger qui a la haute mains sur la mosquée de Paris.

Et les commentateurs de préciser qu’il ne faut évidemment pas confondre l’islam et l’islam radical, sans toutefois expliquer, ni la différence qu’il peut y avoir entre les deux, ni comment l’interprétation « radicale » de textes présentés comme étant de « paix et d’amour », par notre Ministre de l’Intérieur, peut conduire à une telle oppression ? En Afghanistan, des femmes meurent en couches faute de pouvoir accéder à une maternité. Selon les organisations humanitaires, l’effondrement du système de santé maternelle s’accélère : des centaines de centres de santé ont fermé après les coupes de l’aide internationale, tandis que les talibans ont interdit aux femmes de suivre des formations de sages-femmes et d’infirmières. Beaucoup donc, de victimes d’hémorragies, d’éclampsie ou d’autres complications obstétricales lors des accouchements, à la maison et sans assistance médicale. Plus d’école, plus de sortie sans homme, plus aucun droit, le voile permanent et de plus en plus de suicides. Mais on se rassure, cet islam là n’est évidemment pas comme le nôtre et ne risque pas d’arriver en Europe, selon le « bon » son de cloche qu’il faut retenir, même si cet islam là est déjà présent en Europe. Et donc, la solution serait d’envoyer encore plus d’argent occidental pour limiter les dégâts tant que faire se peut, avec des « travailleurs » présents sur place et qui doivent faire office en « respectant » les coutumes locales : le grand écart est total. En Europe, tout est compatible et tout va bien, mais en Afghanistan la même doctrine est un enfer contre lequel il faut lutter en envoyant de l’argent. On savait la capacité de l’Occident à pratiquer le grand écart idéologique, mais on est toujours surpris de cette « souplesse » qui semble être sans fin. Et va falloir se décider, en Europe et en France, à prendre acte de manière sérieuse, du fait que la condition de la femme dans l’islam et quelques autres notions islamiques, n’ont, ni de près ni de loin, la moindre forme de compatibilité avec les valeurs occidentales…

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/08/16/talibans-deja-cinq-ans-de-naivete/

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