mercredi 19 août 2026

Un match Mélenchon/Marine en 2027, le cauchemar des mondialistes

 

Face à la multiplicité des candidatures potentielles et au vu des divisions au sein de tous les groupes politiques, de droite, de gauche et du centre, seuls LFI et le RN bénéficient d’un socle électoral solide et fidèle pour survoler la mêlée. La perspective d’un second tour Mélenchon/Marine n’est donc plus un scénario jugé farfelu mais devient une hypothèse tout à fait crédible pour les états-majors politiques. Les sondages de l’été le confirment.
Pour les mondialistes c’est le choix entre « la peste et le choléra »
Cette expression favorite de la droite quand il s’agissait naguère de choisir entre le PS et le FN, ressuscite aujourd’hui avec l’ascension notable de l’extrême gauche. À eux deux, LFI et RN totalisent 50 % de l’électorat mais restent à l’écart du système piloté par les seuls mondialistes, pour lesquels l’argent ne connait ni odeur ni patrie.
À force de mener une politique centriste devenue le symbole de l’inaction, en espérant ne mécontenter personne, les incapables au pouvoir ont tous mené la même politique depuis quarante ans : celle du pire, celle de l’argent roi qui asservit le monde et nous a ruinés, tout en propulsant les extrêmes au sommet. Pour sortir de cette spirale infernale et écarter les responsables de ce grand déclassement, le peuple n’a plus que deux options possibles : un parti qui prospère sur l’immigration de masse, LFI, ou son contre-modèle, qui défend patriotisme et identité nationale, le RN. Un pâle reflet du FN historique qui a fini par se convertir à l’euro et à l’UE, pour se donner un minimum de crédibilité économique. Mais aux yeux  de la haute finance le compte n’y est pas.
Avec des emprunts à 4 % sur 10 ans, la France s’endette dorénavant à un taux supérieur à ceux de l’Italie, de l’Espagne ou de la Grèce. Pour la petite histoire, j’ai connu l’époque où le franc soutenait le mark. Quel déclassement de notre pauvre France ! Nous étions le modèle envié de toute l’Europe.
Que veut un mondialiste ?
Je reste bien entendu persuadé que ce sont les mondialistes qui ont torpillé Fillon pour mettre leur candidat sur orbite : un inconnu nommé Macron. Oui, ce sont bien les élites financières internationales qui influencent les scrutins dans le monde occidental. On agite l’épouvantail de l’ingérence russe, un  joli prétexte pour annuler les élections si elle ne sont pas conformes au souhait de l’UE. Encore une vision de complotiste me direz-vous…
Ce sont les marchés financiers, les institutions internationales comme le FMI, la Banque mondiale ou la Commission européenne, ainsi que les grandes multinationales, qui choisissent des profils bien précis. Leur candidat doit cocher toutes les cases du libéralisme économique.
– observer une stabilité fiscale offrant une vision économique de long terme
– encourager les investissements étrangers
– rester fidèle aux traités européens en matière de rigueur budgétaire
– s’ouvrir aux marchés internationaux sans obstacles
– ne pas fermer les frontières à l’immigration
En un mot, le candidat des mondialistes doit se porter garant de la continuité économique. Autant dire que ni LFI, ni le RN n’a le profil du gagnant.
Quand l’illuminé Mélenchon promet d’annuler la dette détenue par la BCE, 636 milliards sur les 3536 milliards de notre dette publique, il décroche aussitôt le titre d’épouvantail financier auprès du patronat.
Et quand Marine veut réduire drastiquement l’immigration, elle se met à dos ce même patronat, grand demandeur de main-d’oeuvre à bas coût pour faire tourner le bâtiment, la restauration, etc. mais en laissant le fardeau social à la charge du contribuable. Car ce ne sont pas les entreprises qui financent le regroupement familial et l’assistanat induit.
En résumé, le grand patronat et les milieux financiers internationaux réclament une vision économique de long terme et sans rupture avec l’UE.
Ce qui place les héritiers du macronisme, Edouard Philippe et Gabriel Attal, en tête de liste de leurs candidats préférés. En clair, les mêmes qui nous ont ruinés ont la préférence des milieux d’affaires et des investisseurs étrangers. On ne change pas une équipe qui perd.
Pour terminer, notons que si d’aventure le duel Mélenchon/Marine se concrétise, au grand dam de la finance, c’est Marine qui l’emporte avec le score sans appel de 70 %. Ce n’est donc pas demain que le pyromane Mélenchon pourra faire un feu de joie avec les titres de dette qui dorment à la Banque de France.
Mais parions que face à un candidat non LFI, quel qu’il soit, Marine se ferait savonner la planche par les mondialistes et terminerait avec 49 %. Mais nul n’est devin et les paris restent ouverts.
Jacques Guillemain 

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