
Glucksmann est choqué, le pauvre, lui que la presse nous vend comme le sauveur d’une France que lui est ses amis ont largement contribué à dégrader et ruiner, se plaint de l’hostilité d’une partie de la population. Cette frange serait mélenchoniste selon lui et lui ferait régulièrement savoir qu’elle ne l’aime pas. Dernier événement en date sa sortie à Amiens où le pauvre garçon aurait essuyé des propos d’une extrême violence l’ayant traumatisé, jugez donc. Un homme et une femme lui auraient crié : « Glucksmann , on ne votera pas pour toi ! On va voter Mélenchon ! » Il aurait immédiatement réagi en disant que ce climat de violence était intolérable ! Mais de quelle violence parle-t-il ? Où sont les insultes, ou sont les menaces dans l’apostrophe ? S’il n’est pas capable de supporter ce genre de propos, le pauvre garçon va avoir du mal à faire campagne. Il voudrait quoi ?
Il est comme Macron, sans doute prêt à faire vider les rues pour ne pas supporter l’hostilité de ceux qui ne l’aiment pas… ça promet une sacrée belle continuité si ce type de personnage est élu. Il ne veut plus que l’on dresse les Français les uns contre les autres, c’est pour cette raison qu’il s’est empressé d’aller marcher contre le congrès du RN à Orléans ! Ah mais ma brave dame, là c’est pas pareil, quand c’est lui qui fustige c’est normal, il a le droit. C’est bien la mentalité de cette gauche qui nous étouffe depuis plus de quarante ans. Elle donne des ordres, émet des avis qui se veulent vérités incontestables, imposent le tempo et le contenu des discours, des échanges et qui ne s’y plie pas est un facho : simple, basique. Sans argument, leur défense est toujours la même, on chouine que les autres sont très méchants. Mais lui va plus loin, dire qu’on ne va pas voter pour lui ça devient une violence ! On croit rêver, mais non, c’est ça la gauche démocrate progressiste et mondialiste, autant de qualificatifs qui s’entrechoquent, créant une impression de bien être euphorique sans que l’on ne sache plus ce qu’il y a derrière ses mots.
Il est vrai que balancé comme ça, il plane une impression de douceur, de tempérance. Oh certes, Raphi ne se qualifie que de social-démocrate, du moins il en accepte la paternité, un comble, parce que dans l’inconscient collectif cette tendance ne présente pas les garanties les plus évidentes d’une débordante empathie pour ceux qui ne pensent pas comme lui. Qu’à cela ne tienne, l’un voulait faire du passé table rase, lui et ses pairs ont depuis largement réécrit l’histoire à leur avantage. C’est aussi une prérogative de ceux qui sont au pouvoir et qui gouvernent les médias subventionnés, que de marteler une pseudo vérité construite selon ses désirs plutôt que de laisser imprudemment le réel prendre place dans les esprits. Il est impossible de prendre le risque de voir se développer un esprit critique et indépendant, ce serait la fin de l’hégémonie de la gauche. Ce qu’elle redoute le plus, ce sont les esprits libres et contradictoires. Avec la sortie de Glucksmann, on perçoit exactement la philosophie de l’homme qui, bien avant d’être élu, ne supporte déjà plus les critiques, et encore, parler ici de critique est abusif, ces électeurs lui ont simplement dit qu’ils ne voteraient pas pour lui et c’est à ses yeux insupportable, se peut -il qu’il soit encore plus narcissique que notre président ?
C’est une question à se poser avant d’imaginer ce candidat comme le sphinx promis pour 2027. Au RPF nous avons notre avis, foncièrement négatif pour cet intrigant aux activités et aux amis troubles, passé de la dictature géorgienne à l’Ukraine, pour y revenir en courant avant de s’éclipser vers des cieux plus cléments. Ce spécialiste en révolution, comme il s’était lui-même désigné, serait donc le candidat qui monterait inexorablement jusqu’à menacer Mélenchon d’accéder au second tour, mais les gens de gauche vont-ils se laisser berner par ce candidat de la haute bourgeoisie, européiste convaincu, enfant du système et marquant déjà, par ces réactions épidermiques, une fragilité psychologique incompatible avec la fonction recherchée. Nous avons besoin d’un caractère trempé dans l’acier, pas d’un chouineur qui a ses vapeurs à la moindre contradiction. A droite on sait qui il est, mais à gauche beaucoup visiblement, l’ignorent encore.
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