
S’il y a bien un truc sur lequel nous sommes d’accord avec les lycéens, au RPF, c’est la nécessité de supprimer Parcoursup. Non pas que cela résoudrait les problèmes de l’éducation, mais que cela ferait déjà un problème de moins. Cette usine à gaz organise un système d’admission totalement opaque dans lequel on prend en compte les inégalités sociales et donc, les dossiers scolaires sont passés au filtre de « l’égalité », c’est à dire, cette vision de l’égalité qui consiste à faire un croc en jambe aux plus rapides pour qu’ils ne distancent pas trop les plus lents.
Cette plateforme a été mise en place pour absorber la massification de l’enseignement supérieur, concept décrété, sachant que chaudronnier ou électricien n’étant plus noble, il faut que tout le monde accède au moins à bac +5, quitte à obtenir un master totalement inutile. C’est là que ce croisent deux concepts : soit l’enseignement est égalitaire strictement, c’est à dire que les 80 de QI doivent, par correction politique, avoir accès aux mêmes diplômes que les 120 de QI. Soit l’enseignement permet à chaque élèves d’aller aussi loin que ses capacités le lui permettent. Ce n’est pas entendable pour l’idéologie dominante qui a choisi la première voie et ce d’autant plus qu’elle va permettre à une catégorie de population qui en était privée jusqu’ici, d’accéder à un niveau d’enseignement où elle était relativement peu présente. A ce stade, et pour bien comprendre la problématique, il faut taper dans Google : « QI dans le monde ».
Le manque de transparence, le stress et l’incertitude dans une attente de plusieurs formations et différents lieux, qui vont rendre difficile la recherche d’un logement ou l’organisation de l’année.
La sélection à l’entrée de certaines formations très demandées se fait sur la base de critères qui ne sont pas uniquement le travail et le mérite et on peut donc comprendre l’amertume d’un bachelier avec mention qui voit passer devant lui des candidats moins bien notés. Cette massification de l’enseignement supérieur permet donc à des gens qui ne devraient même pas être là, de passer les premiers, encombre les filières, débouche sur des formations sans valeur sur le marché du travail et s’impose en lieu et place du travail et du mérite qui devraient prévaloir, selon la vision que nous en avons au RPF. Sans compter les bugs à répétition.
Dans cette affaire de massification de l’enseignement supérieur, nous avons perdu l’industrialisation : il n’y a plus d’usines parce qu’il n’y a plus d’ouvriers, ou il n’y a plus d’ouvriers parce qu’il n’y a plus d’usines ? Les deux, par la grâce du socialisme, avec ce Chevènement qui décrète 80 % d’une classe d’âge au bac, sans imaginer que le niveau scolaire ne se décrète pas mais se construit par le travail… ce travail devenu rébarbatif, frustrant et pour lequel il faut se lever le matin. Ils veulent commencer à dix heures… à rapprocher des mêmes, à la recherche de leur premier emploi, qui ne veulent pas travailler le week-end et être sortis à 17 heures grand maximum. Et donc, on peut arriver au bac, sans savoir trop lire, écrire et parler et même pour certains, en étant tout juste francophone.
Ça tombe bien, il faut réindustrialiser, donc démassifier l’enseignement supérieur, réintroduire des formations d’ouvriers qualifiés, remettre en selle la transmission des savoirs, le tutorat, rebâtir des usines, faire baisser le coût du travail, redorer les métiers manuels. En réalité, cette problématique de l’enseignement est à la base de l’ensemble d’un grand travail de reconstruction d’un pays parti dans le mur… avec deux premiers chantiers d’importance, « dépalestiniser » et « demarxiser » le système éducatif.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/10/08/supprimer-parcoursup-entre-autres/
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