mardi 3 novembre 2026

2027, les figurants, les créatifs et l’ambiguë

 

Par Philippe Germain

L’élection de 2027 ne réglera rien, mais l’école d’Action française doit profiter de la campagne présidentielle pour analyser le concept politique présenté par chacun des candidats.

Commençons par les nombreux et assez tristes « figurants ». Nous avons vu la candidate écolo-wokiste radoter sur la « Décroissance » (qui n’attire plus beaucoup la jeunesse) et sur les dangers des climatiseurs face au réchauffement climatique. Idées peu enthousiasmantes. Tout autant, les gaullo-souverainistes, comme Dupont-Aignan, sont bien à la peine avec le pourtant pertinent « Frexit ». Idée bonne mais qui perd de son poids tant l’avenir de l’Europe semble en berne et ne plus reposer que sur le soutien (bientôt impopulaire) à la guerre en Ukraine. Quant aux euro-centristes (encore plus d’Europe) comme Philippe et Attal, ils galèrent « grave » dans leur volonté à imposer la terreur du « chaos » après celles de la covid et de l’Ukraine. Leurs idées poussent à limiter la liberté d’expression… mais les Français aiment les libertés. Ne tirons pas sur le socialiste Glucksmann qui, en nous resservant l’idée européenne fait figure de jeune diplodocus. Inutile de chercher des idées du côté de la droite-libérale de Retailleau et Lisnard ; la seule est d’être un RN propre sur lui, sans gros rouge qui tache, pour récupérer les anciens cocus de la droite populaire.

Passons aux candidats créatifs des fameux extrêmes. Le révolutionnaire-populiste Mélenchon (Union populaire écologique et sociale) vient d’imposer « la Nouvelle France » créolisée. Étonnamment, le national-conservateur Zemmour (union des droites), après avoir normalisé le thème du « grand remplacement » en 2022, fait la même chose en 2026 mais cette fois-ci avec la barre placée plus haut du terme repris des identitaires : « remigration ».

Finissons avec la candidate en tête des sondages. Elle se caractérise par sa prudence. « S’il vous plaît, ne touchez à rien, j’ai le vent dans le dos ! ». La social-populiste Marine Le Pen (ni droite, ni gauche) vient de scander « Pour la France, la Renaissance » reprise du vocabulaire macroniste (c’est le nom du parti de Gabriel Attal) mais que veut-elle dire par là ? Sortir du déclin, retrouver la puissance nationale et ouvrir une nouvelle période de l’histoire française. Elle a retrouvé le chemin d’Orléans qu’elle avait perdu. N’empêche, et on s’en doute, pour les nationalistes intégraux, c’est-à-dire les royalistes, la question intéressante sur son idée ambiguë est donc celle-ci : la « Renaissance » désigne-t-elle une restauration de la France traditionnelle ou la volonté de commencer à reconstruire une nouvelle France à partir de l’héritage gaullien de 1962 ? Il va nous falloir investiguer ce second scénario…

Œuvrer à la campagne présidentielle : République 2027 déconstruction ou chaos ?, 2027 heure néomaurrassienne, 2027 L’élection ne réglera rien, 2027 deux populismes s’affrontent, 2027 Européanisation et créolisation contre identité française, 2027 civilisationnel industriel institutionnel, 2027, remplacement ou rechristianisation ?, 2027 Le pape, la civilisation et l’Ancienne France, 2027 Deux luttes pour l’avenir de la France, 2027 le RN petit-joueur de la Ve République

À retrouver sur combat royaliste.

https://www.actionfrancaise.net/2026/11/03/combat-royaliste-149-2027-les-figurants-les-creatifs-et-lambigue/

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