
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et les autorités préfectorales ont interdit les événements du collectif « Objectif Remigration » prévus le week-end du 31 octobre et 1er novembre 2026 à Paris et en Île-de-France.
Initialement prévu le samedi 31 octobre au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), ce rassemblement devait réunir des mouvances identitaires européennes. Un défilé de rue sur le même thème était programmé le dimanche 1er novembre dans les rues de Paris.
Les motifs de l’interdiction
Les arrêtés préfectoraux d’interdiction, pris le 29 octobre 2026, ont pris notamment prétexte du contexte de fortes tensions et des risques avérés de troubles à l’ordre public, des appels à la contre-manifestation ayant été lancés par des organisations de gauche.
En outre, le terme « remigration », pourtant utilisé par exemple par le président des Etats-Unis Donald Trump, a été officiellement qualifié par les autorités de concept raciste et xénophobe.
Le contournement et les réactions
Malgré l’interdiction officielle, les organisateurs d’« Objectif Remigration » sont parvenus à tenir une réunion restreinte le dimanche 1er novembre dans un restaurant de la capitale, tandis que le contenu global des échanges a également fait l’objet d’une diffusion en ligne.
Parallèlement, des inscriptions sauvages reprenant le mot « Remigration » ont été découvertes sur les panneaux de bois destinés à protéger les vitrines de plusieurs commerces parisiens de nouveaux risques de saccage et de pillage. La mairie de Paris a immédiatement fait effacer ces tags et a déposé plainte en justice. Elle est nettement moins prompte lorsqu’il s’agit de graffitis laissés par des « chances » de la société multiculturelle qui nous est imposée. Le culot de la mairie de Paris est d’autant plus flagrant que de nombreux commerçants et riverains peuvent témoigner que lors des émeutes répétées de ce mois d’octobre, il n’y avait pas de policiers pour les protéger des authentiques barbares qui ont sévi.
Des intervenants de plusieurs pays
Parmi les intervenants officiellement annoncés ou attendus pour ce colloque organisé sous l’égide de la fondation Polémia (dirigée par Jean-Yves Le Gallou) et du collectif « Objectif Remigration », figuraient Éric Zemmour, président du parti Reconquête !, Martin Sellner, figure de la mouvance identitaire autrichienne en Europe, l’écrivain Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, ancien eurodéputé du Front National, président du think tank d’extrême droite Polémia et co-organisateur de l’événement. Louise Garnier, fondatrice/porte-parole du collectif « Objectif Remigration ». et des représentants de partis politiques européens tels que l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), le Vlaams Belang, ainsi que le mouvement britannique Restore Britain.
Impunité pour les casseurs mais expulsion d’un nationaliste autrichien
L’autrichien Martin Sellner a été interpellé par la police aux frontières le jeudi 29 octobre 2026 à son arrivée à l’aéroport de Beauvais. En prévision de sa venue, les autorités françaises avaient préparé une interdiction de territoire à son encontre. Il a été arrêté dès sa descente d’avion alors qu’il venait en France pour une séance de dédicaces à Paris et pour participer au colloque. Placé en rétention à son arrivée, il a lui-même confirmé sur les réseaux sociaux qu’il était visé par une mesure d’expulsion, avant d’être renvoyé vers l’Autriche dès le lendemain, le vendredi 30 octobre.
Repli dans une grande brasserie parisienne
Malgré les interdictions, un plan de repli de dernière minute a été organisé. Faute de pouvoir tenir leur grand événement au Plessis-Robinson, les organisateurs du collectif « Objectif Remigration » et de la fondation Polémia ont improvisé une rencontre physique restreinte doublée d’une diffusion à distance. Les organisateurs ont loué une salle dans une grande brasserie en plein Paris. En fin de matinée, environ 400 militants et sympathisants se sont rassemblés dans l’espace réservé pour pouvoir écouter plusieurs discours. La salle a longuement applaudi le militant autrichien Martin Sellner. Absent physiquement après son arrestation et son expulsion par les autorités françaises deux jours plus tôt, il est resté la figure tutélaire de cette journée.
La brasserie choisie se situait par coïncidence au pied de l’immeuble du groupe de médias CMA Media (qui abrite notamment les rédactions de BFM TV et RMC). En plein après-midi, voyant ce rassemblement d’identitaires se déployer juste sous leurs fenêtres, la direction des ressources humaines du groupe média a envoyé une note interne d’alerte à ses salariés. Elle a affirmé se mobiliser avec les forces de l’ordre pour sanctuariser la sécurité des collaborateurs de la chaîne.
Diffusion par Radio Courtoisie et YouTube
Privé de sa tribune publique la veille (le samedi 31 octobre), le think tank de Jean-Yves Le Gallou a également basculé ses conférences en ligne. Les interventions ont été retransmises via la chaîne YouTube de Polémia et sur les ondes de Radio Courtoisie. Ce basculement a permis aux organisateurs de revendiquer une audience numérique bien supérieure aux quelques centaines de places prévues à l’origine.
La préfecture de police de Paris a réagi le jour même en publiant un nouvel arrêté visant spécifiquement à interdire toute réunion physique ultérieure du forum de ce collectif, maintenant sa position sur les risques de troubles à l’ordre public alors qu’elle peinait à gérer le même jour des casseurs et des pillards.

Des poursuites judiciaires ?
Des poursuites judiciaires sont très probables et déjà engagées sur certains volets. Le fait d’avoir maintenu le rassemblement sous forme de réunion secrète dans la brasserie parisienne expose directement la fondatrice du collectif « Objectif Remigration » (Louise Garnier) et le président de Polémia (Jean-Yves Le Gallou) à des sanctions pénales. La préfecture de police de Paris ayant constaté la tenue de l’événement et ayant pris un nouvel arrêté d’interdiction le jour même, il est probable qu’elle transmette un signalement au procureur de la République pour violation des arrêtés préfectoraux validés par la justice administrative. Ce qu’elle se gardera bien de faire à l’encontre des organisations d’ultra-gauche qui bravent ses interdictions.
Par ailleurs, une enquête de police est ouverte pour identifier les auteurs des inscriptions sur les panneaux de bois de protection des vitrines de boutiques qui craignaient les pillards. Les militants qui ont écrit le mot remigration sur ces panneaux de bois risquent de lourdes amendes. Il ne serait pas surprenant que les autorités mettent plus de moyens pour les identifier eux, plutôt que les émeutiers, casseurs et pillards.
Pierre-Alain Depauw
https://www.medias-presse.info/colloque-remigration-interdit-paris-livree-aux-emeutiers/253380/
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