
Laideur, drogue, corruption, inculture, endoctrinement et violence. Si j’avais à résumer l’état de notre société en m’appuyant uniquement sur ce que les médias normés étalent avec une volupté maladive et sur ce que je vois dans certains endroits de notre pays, j’en tirerais ces mots et fonderais une sourde inquiétude pour notre patrie et cette civilisation française qui a fait l’admiration du monde.
L’invraisemblable violence qui a gravement perturbé nos grandes villes ces derniers temps pourrait nous faire croire que notre nation a sombré dans le désordre, l’irrespect et la brutalité, en définitive dans la dislocation et la férocité. Je n’en ai pas l’impression. Toutefois, les attaques pervertissantes voulues par un système euro-mondialiste, allié objectif des islamo-trotskistes, s’ajoutant à la dérive déjà établie dans notre environnement social, expriment ouvertement le but commun de ces deux formes de totalitarisme : briser la France.
Elle n’est pas la seule à être ainsi menacée, mais elle constitue, par sa stature et sa physionomie, l’élément clé de l’UE pouvant accélérer le processus de désagrégation des nations, considéré comme indispensable par cette organisation. Ce qui vient de se produire en Pologne procède de cette même volonté de destruction d’un ordre démocratique. Une véritable tentative de putsch a été menée par le Premier ministre européiste militant, Donald Tusk, contre le Tribunal constitutionnel, le Conseil constitutionnel de ce pays. Avec l’appui des forces de police, il a essayé de remplacer le président de cette cour et les juges actuels par des juges pro-européens désignés par lui. Devant ce coup de force, le président polonais, Karol Nawrocki, défenseur de la souveraineté polonaise, a dû rentrer précipitamment d’un voyage officiel au Sénégal pour s’impliquer dans cette affaire particulièrement révélatrice de la mentalité antidémocratique des européistes-mondialistes.
Je rapproche cette action de l’annonce de Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, qui a déclaré récemment, alors que personne n’avait soulevé la moindre interrogation sur le sujet, qu’il était juridiquement impossible de réviser la Constitution française par référendum en utilisant l’article 11. Il affirma que seul l’article 89 s’avérait être l’unique recours légal pour modifier le texte constitutionnel. Or, cet article impose une procédure lourde et incertaine, sujette à toutes sortes de tractations et de chantages. Nous avons pu l’observer de façon caricaturale lorsqu’il s’est agi d’adopter une Constitution européenne.
En 2005, le président Chirac, conformément à l’usage gaulliste, a présenté le projet au peuple par voie référendaire. Le texte a été rejeté par 54,67 % des voix. En 2007, cette fois sous Sarkozy, personnalité liée aux États-Unis et eurocompatible, le traité de Lisbonne, copie presque conforme du projet constitutionnel, a été adopté par voie parlementaire. Il est donc compréhensible que M. Ferrand défende ce détournement de la Constitution : l’Assemblée nationale et le Sénat votant d’abord le texte en termes identiques, avant qu’il ne soit validé par référendum ou par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
Ferrand, en extrémiste européiste et fidèle du président actuel, n’hésite pas à se mettre en contradiction avec le général de Gaulle, inspirateur et fondateur de la Ve République. Le président du Conseil constitutionnel applique, sans nul doute, le principe faisant que la souveraineté relève désormais de la Commission européenne et qu’il connaît mieux que le Général l’usage des articles de la Constitution. C’est d’ailleurs ce que la jurisprudence constante des deux cours suprêmes françaises admet et impose. Nous nous retrouverions vraisemblablement dans une situation inverse de celle que la Pologne vient de connaître si un chef de l’État indépendantiste était élu…
Le général de Gaulle considérait, à juste titre, que le peuple était le vrai souverain, comme il est dit d’ailleurs à l’article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Le référendum s’établit bien comme l’une des deux expressions possibles de la souveraineté populaire. Pour cette raison, le général fit par deux fois appel au peuple pour modifier la Constitution. La première fois, le 28 octobre 1962, pour approuver l’élection du président de la République au suffrage universel ; la seconde fois, le 27 avril 1969, sur la création des régions et la rénovation du Sénat (fusion avec le Conseil économique et social). La proposition fut rejetée à 52,41 %, ce qui entraîna la démission immédiate du général de Gaulle : exemple indiscutable de respect de la souveraineté populaire.
À l’époque, la France était indépendante et les gouvernants servaient les Français. Par le biais du droit européen, qui coiffe le droit français, les eurocrates imposent des obligations concourant toutes à l’asservissement des peuples. Tantôt, ce droit malmène les citoyens par des directives toujours plus contraignantes et imbéciles ; tantôt, il rend les pouvoirs nationaux impuissants face aux troubles et aux malfaisants. Il permet ainsi le développement — qui lui est utile — de toutes les violences, qu’elles viennent des banlieues gangrenées par la brutalité islamique antichrétienne et antifrançaise ou, en association symbiotique, de la rage destructrice des gauchistes. Le but est évidemment d’installer un régime collectif totalitaire, satisfaisant l’État profond et notamment sa matrice financiaro-bancaire.
Nous le constatons de plus en plus fréquemment : le droit français n’existe plus de manière autonome. Il se plie à des normes extérieures. Nous pouvons aussi constater cette soumission dans l’incertitude qui pèse sur la candidate de droite à l’élection présidentielle, qui rallie, pour l’heure, une forte majorité d’intentions de vote au premier tour. C’est bien une accusation européenne qui est à l’origine de l’affaire pour laquelle elle a été condamnée et a dû se pourvoir en cassation. Ainsi, des juges, en fonction de leur conception de nos relations avec l’UE, pourront, par leur arrêt, infléchir les conditions de la future élection. Interrogeons-nous sur l’indépendance de la justice française et, tout bonnement, sur l’indépendance de la France. Le droit s’avère, de nos jours, un instrument au service de l’européanisation.
Les européistes-mondialistes deviennent brutaux. Ils se radicalisent à l’instar de leurs adversaires défenseurs de la patrie. En effet, ils craignent de plus en plus les peuples qu’ils méprisent pourtant. Leur crainte est fondée, car les peuples, et notamment le peuple français, ont percé à jour leur intention ultime. Ils sont au bord de la révolte. Nous notons ainsi la présence de deux acteurs radicalisés. L’un, sis à Bruxelles, croit pouvoir, sans scrupule, profiter des destructeurs islamo-gauchistes. L’autre agrège les patriotes. Les européistes-mondialistes, avec leurs instruments, et les patriotes vont très vite se trouver face à face. Le heurt est inévitable.
Nous arrivons en fait au bout d’un long processus, longtemps dissimulé, de tentative de dénaturation des nations et de décérébration des peuples. Il est inutile de revenir sur les actions insidieuses des Monnet, Schuman ou Pinay et de leurs disciples, ralliés aux États-Unis d’Amérique et à la caste bancaire qui leur était alors associée. Leur action d’intelligence avec l’étranger est désormais dévoilée. Il serait redondant de développer la présentation des corruptions et des trahisons au cours des trente dernières années, avec la mise en place de personnages formés par la French American Foundation, les Young Leaders et recrutés par le groupe Bilderberg ou la Trilatérale. Tout cela est aujourd’hui avéré et parfois présenté par les acteurs de l’européanisation comme des démarches positives. Surprenante inversion des valeurs !
Au bilan de cette stratégie destructrice, nous pouvons constater quotidiennement la dégradation de notre civilisation au travers de faits que nous regardons sans en voir la perversité. Ils sont jugés insignifiants par quelques-uns ou, pire, entièrement banalisés par leur densité ou leur répétition. Pourtant, ils portent en eux les fragilisations recherchées par les ennemis de notre nation et de ses caractères propres. Notre civilisation, ils le savent, est l’un des puissants ciments de notre peuple. Si nous voulons redevenir nous-mêmes, il faudra rejeter toutes ces métastases de l’euro-mondialisme. Ces ingérences pathogènes sont, hélas, nombreuses et chacun d’entre nous peut les découvrir. Je n’en recenserai que quelques-unes parmi toutes celles qui soulèvent mon indignation.
Je professe une profonde aversion pour Halloween, célébration barbare, athée et mercantile qui flatte nos jeunes générations et voudrait estomper l’hommage que notre peuple, profondément enraciné dans le christianisme, rend traditionnellement à ses saints, puis, le lendemain, à tous ses morts. Ce témoignage se voit complété, signe sans doute de la Providence, par la cérémonie du 11 novembre, jour de la Saint-Martin, où est faite mémoire de nos soldats tombés pour la terre et le peuple de France. Cette commémoration renforce ce lien entre les vivants et les morts. Mais sont-ils nombreux, parmi nos jeunes, à savoir ce que ces combattants, dont ils sont les proches descendants, ont fait pour que la France demeure libre et dans l’excellence, et pour qu’ils puissent exprimer aujourd’hui leur mécontentement ?
Il s’agit, au plus vite, de mettre en accusation tout ce système installé à partir d’accords et de traités ou de tacites acceptations, pour tarir la sève historique. Ses acteurs savent qu’elle doit alimenter le peuple, génération après génération, pour en maintenir la cohésion. Avec une incroyable méthode, ces gens ambitionnent de pourrir nos racines. Ils mentent sur notre histoire, interprètent des faits passés avec l’idéologie qui est la leur. Bref, ils veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. L’éducation nationale participant à cette désinformation et intoxication, les Français, dès qu’ils auront repris le pouvoir, devront de manière urgente reconsidérer l’instruction publique.
Mais surtout, puisque Noël approche, je me dois de dire ma forte réserve devant le détournement de la fête de la Nativité, par l’industrie et le commerce mondialisés. Il y a là l’exemple outrancier du laminage des mœurs engagé parl’État profond.
S’y ajoute mon agacement à l’égard de ceux qui se prétendent libres-penseurs et laïcards — bien sûr, au nom de la loi de 1905, devenue obsolète, surtout après l’accord de 1924 avec le Vatican, soit depuis plus d’un siècle — et qui militent pour chasser les crèches de l’espace public. Elles sont évidemment le rappel, trop évident à leur goût, de la religion du Christ, à l’origine de cette fête. Noël n’est pas le culte païen du solstice d’hiver, ni la fête des enfants. Mais tout cela est voulu… Je ne peux que regretter également que des jouets, présentés en masse, se concurrencent souvent dans la laideur. Noël mérite naturellement d’être fêté dans la joie, mais aussi dans la décence et dans le rappel solennel de cette naissance, à l’origine de notre civilisation.
Je ne peux que rappeler, comme je le fais souvent, l’ignominie de ceux qui véhiculent la langue anglo-saxonne au détriment de la nôtre et rejettent la simple idée d’une culture et d’une civilisation françaises. Ce dialecte sommaire, venu d’outre-Atlantique, enrobe toutes les dérives, tous les vices et toutes les perversions. Les faiseurs d’opinion à la solde du système voudraient cependant le rendre universel. Ils le promeuvent pour tenter d’avilir la noblesse de notre langue. Il est porté par la fausseté de ceux qui souhaitent, sans aucune émotion, la faire disparaître. Il est le jargon des bobos, des publicitaires et de tous les exploiteurs déployés par l’État profond dans les gouvernements de l’UE. Ils ont pour ambition l’établissement d’un monde monopolaire sous le contrôle des banquiers, déjà largement actionnaires de notre pays au travers de la dette. D’ailleurs, sans que les oligarques qui se sont établis à la tête de la France aient dit quoi que ce soit, il est devenu la langue unique de la BCE et la quasi-langue vernaculaire de l’UE. Il est la marque de ceux qui nient la culture française, l’âme, l’universalité et la grandeur de notre pays. Il est la langue du président français actuel et de la présidente de nationalité française de la BCE.
Je m’élève contre ceux qui mentent avec outrecuidance dans les émissions des médias d’État sur l’Ukraine, ce pays aux dirigeants corrompus et au peuple sacrifié dans une guerre voulue par ceux que je viens d’évoquer. Inquiets de la qualité de leur désinformation, ils multiplient les menaces et les attaques contre les grands médias encore libres. Ils ont réussi, grâce à l’ARCOM, organisme aux ordres, à supprimer la chaîne 9 et, désormais, tournent leur vindicte contre CNews. Le rapport Alloncle a pourtant établi leur fausseté, mais ils n’en ont cure ! Ils mentent sur la Russie, qui ne veut pas de guerre contre la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Elle ne le pourrait pas, et ils le savent, à moins de se détruire avec nous dans un suicide nucléaire. Ils jargonnent sur la dette, alors qu’ils n’ignorent pas qu’elle est du vol et qu’ils sont complices des voleurs. Ils préfèrent imposer encore et encore le peuple, brider l’esprit d’entreprise des Français et pénaliser notre développement plutôt que de lutter contre le système. Leur corruption intellectuelle va jusqu’à leur faire dire qu’ils combattent le trafic de drogue, tout en incluant étrangement son montant, savamment calculé, dans le PIB. Je ne peux omettre les prébendes que se versent eux-mêmes les politiques, ni les indemnités parlementaires exemptées d’impôts, évidemment, que nul, dans les hémicycles, ne commente. Mon esprit simple, que je dois sans doute à l’héritage de quelques générations de soldats, d’enseignants et de serviteurs du pays, ne peut pas comprendre les nominations arbitraires, aux postes administratifs les plus élevés de l’État, de personnes sans qualité particulière, pour ne pas dire sans compétence, pour exercer des fonctions qui sont, en principe, de haute responsabilité. La suppression des corps diplomatique et préfectoral est le signe clair de cette volonté d’instaurer une politique du copinage et de rompre avec le principe d’efficacité dans le service de la Nation.
Je me sens solidaire de tous ces malheureux commerçants dont les magasins ont été pillés et saccagés par des primitifs extérieurs à notre univers. Ces terroristes sont encouragés par l’ambiance générale et peut-être par quelques sollicitations. Ils désorganisent, par la haine appliquée, les manifestations, souvent justifiées, de citoyens. Je me sens intimement proche de nos policiers et de nos gendarmes mobiles, qui reçoivent stoïquement des coups. Je suis indigné d’entendre quelques-uns des politiques précédemment évoqués vouloir affaiblir leurs moyens réglementaires de gestion de la violence. La question se pose : où est l’État ? De manière invraisemblable, l’État se juge et se condamne lui-même. Par ces contradictions et ces affaiblissements, ces politiques font naturellement le jeu de la caste européenne. Ils en sont les complices, consciemment ou non.
Cependant, tout cela n’est que l’expression de la lie d’un ensemble social qui n’est pas notre peuple.
Le peuple français est tout autre. Il n’est certes pas une race ; il est avant tout une curieuse unité. J’entends par là que sa diversité s’agrège en une unité difficile à cerner pour des étrangers. Ils nous regardent avec étonnement, admiration et souvent jalousie. Il est donc malheureusement compréhensible que notre peuple subisse des tentatives de destruction, parce qu’il est une élite dans le monde et que tout ce qui est aussi différent et inaccessible aux yeux de certains les pousse à cette réaction puérile : démolir ou corrompre. La nation française — car il s’agit bien d’elle — est ouverte à qui veut s’y fondre, mais ses valeurs, parce qu’elles sont puissantes et ancrées au plus profond de l’âme des Français, sont intangibles. Aussi ne peut-elle que rejeter, s’il le faut par la force et la rupture, toutes les tentatives qui chercheraient à modifier ou à détruire ses fondements.
Je me suis donc réjoui de voir la manière dont le pape Léon XIV a été accueilli et fêté par des centaines de milliers de Français, dont une forte part de jeunes. Cet événement, que les médias n’ont pu masquer, a relégué au second plan l’odieux spectacle décadent de l’ouverture des Jeux olympiques. La France est toujours vivante !
Ce que nous pouvons observer aujourd’hui ira en s’amplifiant. L’esprit de notre peuple récuse les castes et les associations idéologiques qui se constituent en ambitionnant pourtant de le gouverner. Elles poursuivent d’autres intérêts que celui de la France, dont elles sont pourtant issues ou qui les a nourries.
Bien traité, un furoncle évolue vers la guérison. Ainsi, le wokisme, avatar du trotskisme, et l’islamisme — ou, plus clairement, l’islam dans son acception pleine et entière — sont tellement étrangers à notre nature que leurs dérives ne pourront que bientôt être rejetées. Il en sera de même pour cette caste euro-mondialiste qui utilise d’ailleurs ces deux types d’agression conjugués, ainsi que quelques autres, contre notre identité et notre cohésion. Cette caste s’est insidieusement emparée du pouvoir en le soustrayant au peuple, son légitime détenteur. Elle n’est surtout pas une élite, mais une oligarchie alliée à des puissances — États ou organisations — hostiles à l’indépendance et à la grandeur de la France. Que l’UE et ses complices, volontaires ou de fait, prennent garde à la colère des Français !
Henri ROURE
Cercle Patria
https://ripostelaique.com/que-certains-prennent-garde-a-la-colere-du-peuple-francais/
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