PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le 10 mai, à
l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, le
président du conseil représentatif des associations noires de France
(CRAN) a assigné en justice la Caisse des dépôts et consignations.
Selon Louis-Georges Tin, la Caisse est coupable d’avoir perçu
l’indemnisation versée par Haïti de 1825 à 1846 à la France, suite aux
accords d’indépendance négociés à l’époque. La plus grande partie de ces
indemnités ont été versées par la Caisse aux anciens propriétaires
français expulsés d’Haïti. Les résidus de cette somme, non réclamés par
les propriétaires, ont été reversés au Trésor public depuis plus de
trente ans.
Quel est le lien avec l’esclavage ?
Il est très flou, car ces indemnités ne dédommageaient pas les
anciens colons de la perte d’esclaves, mais de la perte de terres !
Quelles ont été les réactions de la classe politique à cette demande inique ?
Le président Hollande a opposé une fin de non‑recevoir, pour lui une
indemnisation est hors de propos, car la question de l’esclavage ne se
règle pas par une simple facture.
La ministre guyanaise Taubira, elle, a fort opportunément réclamé une
politique foncière en faveur des descendants d’esclaves, notamment en
Guyane. Concrètement, elle précise que l’Etat étant propriétaire de la
plupart des terres dans ce département d’outre‑mer, il devrait donc les
redistribuer aux autochtones à titre de réparation. Etrangement Madame
Taubira ne propose pas aux aristocrates de demander des indemnisations
pour leurs biens vendus à la Révolution…
Pour la repentance, l’UMP n’était pas en reste
Jean‑François Copé s’est fendu d’un discours larmoyant sur l’île de
Gorée et la « maison des esclaves » d’où partaient selon lui des
millions d’esclaves enchaînés par des Français. Bernard Lugan a pourtant
eu l’occasion à plusieurs reprises de démonter ce mythe historique
(voir Novopress ici). Monsieur Copé devrait s’abonner à l’Afrique réelle.
http://fr.novopress.info/
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