Voici quelques techniques
courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou
privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de
garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations
relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux)… Pour autant,
règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous
serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés
percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances
officielles, des “experts” et par extension de nombreux médias.
Technique n°1 : Évitement
Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si
elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en
occuper.
Technique n°2 : Superficialité
N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs
voire pittoresques. Éviter soigneusement les points clés de
l’argumentation.
Technique n°3 : Indignation
Rejeter le sujet de façon indignée (“jamais une chose pareille ne
serait possible”). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (“il y aurait eu
des fuites”, “ça se saurait”, …)
Technique n°4 : Rumeur
Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.
Technique n°5 : Homme de paille
Présenter la position de son adversaire de façon volontairement
erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa
portée puis en le détruisant.
Technique n°6 : Messager
Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les
opposants à des dénominations impopulaires telles que “excentrique”,
“extrême-droite”, “gauchiste”, “terroriste”, “conspirationniste”,
“radical”, “fanatique”, ou même “blonde” etc…
Technique n°6 bis: Attaque ad hominem
Très appréciée et souvent utilisée. Quitter l’objet de la querelle
(indéfendable) et diriger les attaques sur la personne de l’opposant en
tenant des propos désobligeants, blessants ou grossiers à son égard.
C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à
l’animalité.
Technique n°7 : Biais
Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que
l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à
tout autre forme de biais.
Technique n°8 : Confusion
Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence,
confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une
nouvelle étude favorable et rassurante.
Technique n°9 : Autorité
S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter
ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de
sources pour les crédibiliser.
Technique n°10 : Innocence
Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de
l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité,
toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout
pour un maximum d’efficacité.
Technique n°11 : Amalgame
Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement
réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants.
En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur
validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.
Technique n°12 : Diviser
Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les
différences entre les différents courants des opposants et l’impression
de chaos que cela procure.
Technique n°13 : Pseudo-débat
Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par
une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment
autorité.
Technique n°14 : Confession
Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été
identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants
cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de
démontrer ce qui n’existe pas.
Technique n°15 : Édulcorer
Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.
Technique n°16 : Énigme
Les énigmes n’ont pas de solution. Étant donné la multitude des
paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien
trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique
couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…
Technique n°17 : Solution complète
Éviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.
Technique n° 18 : Omission
Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires.
S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas
être couvert.
Technique n°19 : Sang froid
Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.
Technique n°20 : Expertise
“You don’t bite de hand that feeds you”, disent les Anglais (vous ne mordez pas la main qui vous nourrit). Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.
Technique n°21 : Preuve impossible
Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non
pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit
matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public),
techniquement (années de recherche) ou financièrement.
Technique n° 22 : Déni
Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de
publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de
pouvoir, en les désignant comme des “sources non valides” ou “des
éléments sortis de leur contexte”.
Technique n°23 : Fausse preuve
Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de
l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous
la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.
Technique n°24 : Grand Jury
Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de
la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient.
Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final
comme étant l’état du consensus général.
Technique n°25 : Diversion et distraction
Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.
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