L’ancien Régime vécu des siècles en
communauté avec les organisations ouvrières qu’il protégeait. Le pouvoir
royal, sans aucun contrôle arbitraire laissa les corps de métiers
s’organiser librement, dans l’intérêt commun, avec le principe de
subsidiarité, cher aux Etats chrétiens. La République détruisit tout
l’édifice protecteur. Elle supprima les corps de métiers et interdit aux
ouvriers de s’associer pour « leur soi-disant intérêt commun ».
Elle pilla les milliards accumulés pendant des siècles par les
corporations, servant de primitives caisses d’assurance et de maladie,
de retraite et de formation et d’aides diverses…Un vol manifeste et
honteux quand on connaît la misère du peuple entrant dans l’effroyable
révolution industrielle du XIXe siècle. Mais le scandale de la
République naissante ne s’arrête pas là, suppression de toutes les fêtes
religieuses et des dimanches qui constituaient des temps de repos. La
semaine du « Décadi » fut instauré, dix jours d’affilés de travail, sans
repos, tout âge confondu et pour tout sexe, voilà pour l’égalité.
Durant le siècle qui suivit, ceux qui se battront pour soulager cette
misère, ne seront pas de gauche ni libéraux mais d’ardents royalistes
dont la volonté est résumé par ce que disait au début du XXe siècle le
Père de Pascal : « Social parce que Royaliste ».
Peuple et Roi ont une histoire commune qui vient du fond des âges,
presque mystique. D’autant qu’à la différence de la gauche qui deviendra
sociale dans le but d’utiliser la misère pour en faire des bataillons
de contestataires, les royalistes aideront pour l’humanisme et sans
attendre un quelconque remerciement, par chevalerie.
La Tour du Pin :
La Tour du Pin construisit durant sa
vie, une doctrine sociale en vue de restaurer un système où le citoyen
reprendrait ses pouvoirs usurpés par la République. De la famille au
plus proche du pouvoir, par le principe des « Etats Généraux ». Une
organisation qui prouva son efficacité et qui, empirique peut demain par
ses expériences positives de participation décentralisée, faire de la
France un pays humaniste et puissant. L’homme décidera de nouveau dans
sa commune et son métier de tout ce qui le touche : congés, retraite,
impôt, votes, famille, commune…Une Libération Nationale des citoyens
redevenus responsables de leur destin, contre l’emprise des partis
donnant leurs directives. Il existe encore certains cantons Suisses qui
votent à main levée sur la place du village. C’était ainsi, en France
avant la révolution et l’enseignement républicain s’est bien gardé de le
relater… Qu’est ce que la vie ? Doit-elle être dirigé par d’autres,
parlant en notre nom ? Un corporatisme caricaturé sera utilisé pendant
les années 40, dans notre pays occupé, sans grand résultat mais ayant
apporté, quand même un peu de réconfort au monde ouvrier. L’expérience
doit servir de canevas pour en tirer des lois salutaires pour une réelle
politique sociale. La justice et la paix sociale réclament une
organisation communautaire calqué sur le principe des anciennes
corporations qui, seules garantissaient des réalisations sociales,
justes et durables. Ecoutons Antoine Murat :
« Cette organisation exige des institutions qui soient enracinées dans les lieux où s’exercent les activités professionnelles : communes, pays, départements, provinces, nation.» Une saine décentralisation devra être le préalable indispensable pour la réalisation de ce projet. Un véritable régionalisme serait le terreau d’où pourrait naître des organisations autonomes dans leurs administrations et seraient reconnues par les pouvoirs publics. Il faut donc recréer les corps intermédiaires : communaux, provinciaux, professionnels…
« Cette organisation exige des institutions qui soient enracinées dans les lieux où s’exercent les activités professionnelles : communes, pays, départements, provinces, nation.» Une saine décentralisation devra être le préalable indispensable pour la réalisation de ce projet. Un véritable régionalisme serait le terreau d’où pourrait naître des organisations autonomes dans leurs administrations et seraient reconnues par les pouvoirs publics. Il faut donc recréer les corps intermédiaires : communaux, provinciaux, professionnels…
Ceux-ci devront informer les instances supérieurs de leurs besoins jusqu’à l’Etat : « Ils représentent les intérêts qu’ils gèrent. Un régime représentatif est en place, habile à instruire l’Etat, des besoins et des droits des diverses communautés qui forment aux différents niveaux de la vie nationale, la société française. L’ordre corporatif suit l’ordre naturel des activités sociales. L’organisation corporative, décentralisée et représentative, éclaire l’Etat, organe suprême du bien commun. En même temps qu’ils instruisent ainsi le pouvoir, les corps intermédiaires le décharge de multiples tâches dont ils ont la charge.» (A. Murat)
Tout cela à la condition que le pouvoir soit indépendant (absolu en latin) débarrassé des tâches subalternes pour laisser le pays s’administrer pendant qu’il se charge des hautes responsabilités diplomatiques, de la haute justice, de l’armée…
Le pouvoir royal :
Enfin un pouvoir possédant la durée pour
reconstruire ce que deux cents ans de République aura détruit
d’humanisme dans la société française. Seule, la Monarchie peut
concilier autorité et libertés, comme dit Maître Murat : «
Le roi héréditaire est le mainteneur de l’unité et des diversités, dans
l’espace comme dans le temps…La restauration des associations
professionnelles, dans le monde nouveau, avait ses exigences. La
constitution des corps de métiers, leur fonctionnement, leur
représentation de même que la rénovation des communes, des « pays », des
provinces risquaient d’être fragiles, sans grande efficacité, voire
dangereux, sans un Etat souverain qui collabore avec eux, qui les
encourage, les écoute, les protège, au besoin les corrige. »
Seul un roi peut être fédérateur des républiques françaises réellement
libérées de l’Etat centralisateur jacobin qui malgré tout subsiste. La
décentralisation socialiste ne fut qu’une déconcentration
administrative, où les luttes partisanes trouvèrent de nouveaux lieux de
conflits et donnèrent finalement naissance à de nombreux petits
mandarins locaux… « Les républiques françaises,
territoriales et professionnelles, ont besoin d’un fédérateur. On ne
sauve une nation qu’en respectant, ou bien en retrouvant, le principe
qui a présidé à sa naissance.» (A.Murat)
La Tour du Pin, par l’observation, comme Le Play et plus tard Maurras, mit comme préambule, l’homme social (école d’Aristote…) ayant besoin de vie communautaire par l’association. « La France était hérissée de libertés » disait l’historien Frantz Funck Brentano, dans des formes multiples et variées : clans, cités, guildes, franchises, bourgs, communes, confréries, compagnons, maîtrises, jurandes, universités, ordres, sociétés… « Le corporatisme conjugue l’organisation professionnelle à la décentralisation, au régionalisme à la représentation des intérêts et des droits. Il ne s’agit pas seulement d’un syndicalisme plus parfait qui se prolongerait et s’achèverait dans un organisme plus étendu et plus puissant. Ce ne sont pas de simples corps socioprofessionnels s’interpénétrant et s’échelonnant qui couvriraient le territoire et s’élèveraient en pyramides suivant un plan rationnel dans un mécanisme logique et complexe » (A. Murat)
Tout cela pour préciser que ces corps de métiers légifèrent dans tout ce qui concerne la profession que ce soit dans les fêtes chômées, les conditions de travail, les heures de travail, le salaire, la justice professionnelle, la formation, les assurances et retraites, la qualité…Nous entrerons ainsi dans le modernisme où l’homme reprend son destin en main. Le sens des réformes doit aller comme le définissait Henri V comte de Chambord :
« la constitution volontaire et réglée des corporations libres deviendrait un des éléments les plus puissants de l’ordre et de l’harmonie sociale, et que ces corporations pourraient entrer dans l’organisation de la commune et dans les bases de l’électorat et du suffrage ? Considération qui touche un des points les plus graves de la politique de l’avenir». On touche là, peut être, une des causes essentielles de l’échec de la Restauration. Les rois sont revenus dans un système républicano-bonapartiste administratif, véritable gaufrier sur la France …
La Tour du Pin, par l’observation, comme Le Play et plus tard Maurras, mit comme préambule, l’homme social (école d’Aristote…) ayant besoin de vie communautaire par l’association. « La France était hérissée de libertés » disait l’historien Frantz Funck Brentano, dans des formes multiples et variées : clans, cités, guildes, franchises, bourgs, communes, confréries, compagnons, maîtrises, jurandes, universités, ordres, sociétés… « Le corporatisme conjugue l’organisation professionnelle à la décentralisation, au régionalisme à la représentation des intérêts et des droits. Il ne s’agit pas seulement d’un syndicalisme plus parfait qui se prolongerait et s’achèverait dans un organisme plus étendu et plus puissant. Ce ne sont pas de simples corps socioprofessionnels s’interpénétrant et s’échelonnant qui couvriraient le territoire et s’élèveraient en pyramides suivant un plan rationnel dans un mécanisme logique et complexe » (A. Murat)
Tout cela pour préciser que ces corps de métiers légifèrent dans tout ce qui concerne la profession que ce soit dans les fêtes chômées, les conditions de travail, les heures de travail, le salaire, la justice professionnelle, la formation, les assurances et retraites, la qualité…Nous entrerons ainsi dans le modernisme où l’homme reprend son destin en main. Le sens des réformes doit aller comme le définissait Henri V comte de Chambord :
« la constitution volontaire et réglée des corporations libres deviendrait un des éléments les plus puissants de l’ordre et de l’harmonie sociale, et que ces corporations pourraient entrer dans l’organisation de la commune et dans les bases de l’électorat et du suffrage ? Considération qui touche un des points les plus graves de la politique de l’avenir». On touche là, peut être, une des causes essentielles de l’échec de la Restauration. Les rois sont revenus dans un système républicano-bonapartiste administratif, véritable gaufrier sur la France …
Le pays aspirait à une réforme en
profondeur mêlée de décentralisation et de reconstitution de corps
professionnels…Le parlementarisme ne vit que de passions éphémères à
coup de publicités, la foule change d’opinion du jour au lendemain...
Ecoutons La Tour du Pin : « Il est fatal que les électeurs corrompent leur député par leurs exigences et que celui-ci corrompe ses électeurs par ses complaisances depuis que, de contrôleur du gouvernement, il est devenu participant. Les lois n’en sont pas moins viciées que les mœurs, parce que dans le système une question ne se présente jamais à la délibération par son principe, mais par les conséquences du vote qu’elle entraînera.»
Le parlementarisme est donc un système dangereux, artificiel et dépassé. L’individu roi au détriment de la famille entraîne la société vers le totalitarisme. C’est pour cela que la Révolution de 89 dans son fondement rousseauiste porte en germe tous les totalitarismes qui ont suivis, qu’ils soient robespierristes, fascistes, communistes ou autres…La racine du mal est dans la volonté de faire de l’individu un absolu et de construire la société avec cette abstraction anti-naturelle. Le temps n’est pas loin où se dresse l’échafaud et où la moindre originalité disparaît au nom du « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté ». Le fondement individualiste détruit la société et amène le despotisme et la dictature. Le «Contrat Social» et le «Code Civil» de Napoléon détruisirent toutes les libertés (corps intermédiaires, franchises, droits…). Il suffit pour le prouver de relire la lettre de Napoléon à son frère en Italie lui conseillant d’y mettre le fameux Code civil… «Cet Etat tient à la merci de sa loi les personnes et les biens. Chacun se trouve seul contre l’Etat » (A.Murat)
L’établissement d’un régime représentatif où chaque personne serait active en tant que citoyen par sa famille, dans sa commune, par son métier. Des élections multiples où gravirait non des partis politiques mais des compétences. Il faudrait alors choisir un digne représentant tant dans le métier que dans la commune. On arriverait alors à un système organique et naturel d’organisation de la cité.
Ecoutons La Tour du Pin : « Il est fatal que les électeurs corrompent leur député par leurs exigences et que celui-ci corrompe ses électeurs par ses complaisances depuis que, de contrôleur du gouvernement, il est devenu participant. Les lois n’en sont pas moins viciées que les mœurs, parce que dans le système une question ne se présente jamais à la délibération par son principe, mais par les conséquences du vote qu’elle entraînera.»
Le parlementarisme est donc un système dangereux, artificiel et dépassé. L’individu roi au détriment de la famille entraîne la société vers le totalitarisme. C’est pour cela que la Révolution de 89 dans son fondement rousseauiste porte en germe tous les totalitarismes qui ont suivis, qu’ils soient robespierristes, fascistes, communistes ou autres…La racine du mal est dans la volonté de faire de l’individu un absolu et de construire la société avec cette abstraction anti-naturelle. Le temps n’est pas loin où se dresse l’échafaud et où la moindre originalité disparaît au nom du « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté ». Le fondement individualiste détruit la société et amène le despotisme et la dictature. Le «Contrat Social» et le «Code Civil» de Napoléon détruisirent toutes les libertés (corps intermédiaires, franchises, droits…). Il suffit pour le prouver de relire la lettre de Napoléon à son frère en Italie lui conseillant d’y mettre le fameux Code civil… «Cet Etat tient à la merci de sa loi les personnes et les biens. Chacun se trouve seul contre l’Etat » (A.Murat)
L’établissement d’un régime représentatif où chaque personne serait active en tant que citoyen par sa famille, dans sa commune, par son métier. Des élections multiples où gravirait non des partis politiques mais des compétences. Il faudrait alors choisir un digne représentant tant dans le métier que dans la commune. On arriverait alors à un système organique et naturel d’organisation de la cité.
Notre Jour Viendra…
Frédéric WINKLER
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