Sonné et pris à son propre jeu, M. Aphatie n’a soudainement plus été d’humeur à plaisanter. Il a vainement tenté de sauver la face en répondant que Jordan Bardella se comportait là comme « un petit garçon »… « On est le 30 décembre, Jean-Michel, lâchez-ça et allez prendre l’air… », l’a alors gentiment rabroué la députée du RN Laure Lavalette.
Un « bide » retentissant
Comme l'indiquait notre confrère Étienne Lombard, ce 31 décembre, les chiffres de vente de Jean-Michel Aphatie ne sont effectivement pas bons. Paru le 18 septembre aux Éditions Robert Laffont, T’es une merde, frère. Signé Hanouna ne s’est en effet écoulé qu’à un peu plus de 2.000 exemplaires, deux mois après sa sortie. Et ce, malgré une promo XXL : l’ouvrage a été complaisamment mis en avant dans Libération, Télérama et Le Monde, sans parler de l’émission Quotidien dans laquelle l’auteur sexagénaire a son rond de serviette. Le jour de la sortie du livre, BV en avait publié une recension pour le moins mitigée.
Quand Aphatie rime avec jalousie
Un autre succès populaire a le don d’énerver Jean-Michel Aphatie : celui de Philippe de Villiers. Le fondateur du Puy du Fou a en effet écoulé pas moins de 160.000 exemplaires de son dernier best-seller Populicide (Fayard). L’écart entre les deux auteurs (un rapport de 1 à 70) a de quoi agacer… Et comme si cela ne suffisait pas, Philippe de Villiers fait aussi un carton à la télé ! Son émission hebdomadaire sur CNews culmine à plus d’un million de téléspectateurs. En fin de rendez-vous, les « apologues » du Puyfolais font la joie de téléspectateurs en manque de récits épiques et enracinés. Des instants d’un patriotisme assumé qui ne pouvaient qu’horripiler celui qui souhaiterait raser le château de Versailles. « On ne se lasse pas de la ringardise de Philippe de Villiers qui s’écoute parler devant ses deux bedeaux ébahis Eliot Deval et Geoffroy Lejeune », s’est ainsi moqué Jean-Michel Aphatie, le 25 décembre dernier.
Derrière l’aigreur et les moqueries redondantes de Jean-Michel Aphatie, faut-il voir comme une sorte de jalousie ? Celle d’un homme qui a sans doute conscience d’être dépassé, en décalage avec son époque et ses concitoyens ? Alors que son bouquin prend désespérément la poussière sur les étals des libraires, ses pires ennemis idéologiques vendent les leurs comme des petits pains. Et ce, sans l’appui de la machine de propagande médiatique dont bénéficie les auteurs bien-pensants. Étonnant, non ?
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