mercredi 18 mars 2026

Angers (49) : jugé pour le meurtre de trois jeunes en 2022, un migrant soudanais au passé lié à une « police secrète » évoqué face à la précision de ses coups de couteau (MàJ)

 

18/03/2026

À la barre, plusieurs témoignages ont insisté sur le caractère hors norme de la scène. L’officier de police judiciaire Romaric Micheneau a déclaré : « En trente ans de métier, je n’ai jamais vu une telle vitesse avec une telle précision ». Déia L., proche d’Ismaël Soulemane, a raconté se souvenir encore « du bruit qu’a fait le choc du coup de couteau ». Gonzalez F., témoin des faits, a affirmé : « Des choses comme ça, on en voit que dans les films ». Les trois médecins légistes ont estimé que « les chances de survie des victimes étaient nulles », tandis que l’un d’eux a souligné que « l’auteur savait où il devait frapper ».

L’audience a aussi fait émerger l’hypothèse d’une formation préalable au maniement des armes blanches. Un policier a avancé que la manière de frapper pouvait laisser penser à une formation aux armes, « voire militaire ». Le père de l’une des victimes, ancien engagé, a lui aussi estimé que la technique employée était celle « qu’on enseigne à l’armée ». Aucun expert militaire n’a toutefois été entendu pour étayer cette piste. Sur son passé au Soudan, l’accusé continue de nier toute appartenance à une organisation armée ou à une police secrète, malgré les déclarations de proches affirmant qu’il leur aurait tenu de tels propos.

Le Parisien

12/03/2026

À Angers, le procès d’un réfugié soudanais de 35 ans s’ouvre devant la cour d’assises du Maine-et-Loire.
Il est accusé d’avoir tué au couteau trois jeunes rugbymen — 16, 18 et 20 ans — en avril 2022.
Les faits se sont produits en dix secondes sur l’esplanade Cœur de Maine après une première altercation.
L’accusé invoque une amnésie liée à l’alcool, mais plusieurs témoins décrivent un homme déterminé.
Le verdict est attendu le 20 mars.

Le Parisien

03/10/2025

Un réfugié soudanais de 35 ans comparaît à partir de ce vendredi devant la cour d’assises du Maine-et-Loire pour trois meurtres aggravés et autant de tentatives. Des faits survenus sous l’effet de l’alcool en juillet 2022 à Angers.

L’amnésie des suspects est souvent sélective. Interrogé par le juge d’instruction sur son emploi du temps du 15 avril 2022, Al Khawad Al Zine Sulaymane se rappelle avoir passé sa journée à boire avec ami du foyer où il résidait à Angers (Maine-et-Loire). En revanche, zéro souvenir de la nuit. Ce réfugié soudanais assure s’être réveillé à l’hôpital, blessé et entravé, des policiers lui apprenant le décès de trois jeunes gens.

[…]

Al Khawad Al Zine Sulaymane est accusé d’avoir tué ces trois « bons gamins », comme les décrit encore affecté un éducateur sportif du SCO Rugby au Courrier de l’Ouest. Le procès de ce Soudanais de 35 ans, également poursuivi pour trois tentatives de meurtre aggravé, la même nuit, et pour des attouchements sur deux filles, dont une mineure de 15 ans à l’époque, s’ouvre ce vendredi devant la cour d’assises du Maine-et-Loire à Angers.

[…]

Cette nuit tragique, les faits se sont déroulés en deux temps principaux sur l’esplanade. Le réfugié soudanais, sensiblement alcoolisé, s’est d’abord fait remarquer par un comportement « lourdingue », comme le qualifieront deux jeunes femmes. Au mieux pénible, au pire insultant. Puis l’intéressé a dépassé les bornes en arrachant le T-shirt d’une fille, puis en traitant de « pute » une autre qu’il avait invitée à danser…

[…]

Le Parisien

18/07/2022

L’homme de 32 ans a été mis en examen « conformément à la demande du parquet des chefs de meurtres aggravés par la commission, dans un temps proche, d’un ou plusieurs autres crimes », « tentatives de meurtres aggravés » et « agressions sexuelles », a précisé le procureur Éric Bouillard dans un communiqué.

Sud-Ouest

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