mercredi 18 mars 2026

« Les Castors… autrefois les gens construisaient leurs maisons. Aujourd’hui ils attendent d’être logés ! » L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Mais quelle est cette culture de l’oisiveté, de la paresse, et du manque d’effort pour tout et en tout ? Même pour soi.

Je peux comprendre celui qui trouve son travail pénible ou sans intérêt. Je peux comprendre celui qui pense qu’il se fait « voler » par un méchant patron et un encore plus méchant « riche » même si cela cache le fait qu’il se fait plutôt voler par l’Etat et les cotisations sociales et autres impots qui réduisent par 2 ou 3 son revenu net.

Mais je ne peux pas comprendre que l’on ne fasse rien, même pour soi.

Alors pour illustrer cette idée, je voulais revenir sur l’histoire des « castors »… et pas juniors !

Face à la crise du logement, les gens construisaient leurs maisons !

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, face à une France en ruine et une pénurie dramatique de logements, des milliers de travailleurs ont choisi l’impossible : construire leurs propres maisons de leurs mains. Souvenez-vous de l’abbé Pierre et de son appel célèbre lors du terrible hiver de 1954. Les Français mourraient de froid dans les bidonvilles dont le plus célèbre était celui de Nanterre. Retour sur l’aventure des « Castors », une leçon d’économie collaborative avant l’heure.

La France panse ses plaies. Entre les destructions, le baby-boom et l’exode rural, le pays manque cruellement de toits. Pour beaucoup d’ouvriers et d’employés, l’accès à la propriété est un mirage. C’est dans ce contexte de pénurie absolue que naît une utopie concrète : le mouvement Castor.

L’apport-travail comme capital

Le principe est révolutionnaire par son pragmatisme : puisque l’argent manque, c’est la sueur qui servira de mise de fonds. Des hommes se regroupent en coopératives pour acheter des terrains et des matériaux en gros. Ils ne construisent pas « leur » maison, mais « la cité ». Pendant des mois, souvent des années, ces autoconstructeurs sacrifient leurs week-ends, leurs congés et leurs soirées (environ 60 heures par mois) sur le chantier.

Le tirage au sort : l’égalité pour ciment

La force du mouvement réside dans son éthique collective. Personne ne sait quelle maison il habitera avant la fin du chantier. Ce n’est qu’une fois le lotissement achevé que les logements sont attribués par tirage au sort. Cette règle garantit que chaque mur, chaque fondation soit réalisé avec le même soin, la solidarité devenant l’assurance qualité du projet.

Un confort précurseur

Paradoxalement, ces « maisons de la débrouille » offrent souvent un confort supérieur aux standards de l’époque : salles de bains intérieures et chauffages centraux y sont la norme, portés par des architectes engagés. Des cités emblématiques, comme celle de Pessac ou de Rezé, témoignent encore aujourd’hui de cette réussite.

Si l’industrialisation du bâtiment et les grands ensembles ont freiné cet élan dès le milieu des années 50, l’esprit Castor n’est pas mort. Dans une époque marquée par la crise immobilière et le besoin de durabilité, ce modèle d’habitat participatif et d’entraide revient sur le devant de la scène. Une preuve que, même dans la pénurie, le collectif reste la fondation la plus solide.

Se retrousser les manches plutôt que de couiner, de gémir et de se vautrer dans l’assistanat !

Le manque d’honneur et de recherche de dignité doit être montré.

Il n’y a aucune raison de se laisser collectivement aller ainsi.

Nous n’avons pas d’argent ayons des idées ! Travaillons, retroussons nous les manches.

Mais non.

Nous préférons les RSA, les allocations chômage, nous préférons attendre la becquée de l’Etat nounou. C’est l’État qui va nous chauffer, qui va nous nourrir, qui va nous loger.

Si l’Etat ne me loge pas, alors j’attends.

C’est mon droit.

Mon DALO… le droit opposable au logement.

Tout ceci c’est des âneries.

La seule solution, c’est le travail. Vous ne voulez pas travailler pour un patron. Aucun problème. Travaillez pour vous et construisez votre maison… mais généralement il n’y a plus personne.

On préfère occuper une préfecture.

On préfère protester pour obtenir un HLM. 

Il y a 3 ans, un couple s’est installé en face de chez moi. Dans sa voiture. Ils sont restés 9 mois en protestant contre la mairie qui ne voulait pas les loger. En réalité la mairie leur avait proposé un hébergement d’urgence en HLM mais en appartement, un deux pièces alors qu’ils avaient une fille. Ils voulaient donc une maison avec deux chambres. Donc ils ont refusé le logement. On leur a proposé du travail. Plusieurs fois. Il y a eu une vraie solidarité. Les gens ont apporté nourriture, couvertures, ont proposé leurs propres douches. Vraiment. Ils ont tout pris, la nourriture, les douches, ils ont refusé toutes les propositions d’emplois. De guerre lasse les villageois que nous sommes avons cessé de les aider. Pas par méchanceté mais parce qu’en réalité ils ne voulaient pas être aidés. Ils ne voulaient pas travailler (ils pouvaient, 40 ans, aucun handicap). Bref, un beau jour ils sont partis. Envolés.

Des exemples de ce type sont devenus la normes.

Ne venez pas me parler de ceux qui ont besoin réellement d’aide parce qu’ils ne peuvent vraiment plus travailler. Ce n’est pas le sujet. Nous sommes tous d’accord sur la juste solidarité. Aucun débat.

Ne venez pas me parler des méchants riches qui nous empêcheraient de travailler. Aucun méchant riche ne nous empêche de construire notre maison.

Pour tout vous dire, je repensais à mes souvenirs d’enfance. Je repensais aux maisons autour de celle de mes parents. Ces maisons n’étaient pas construites par des Castors, mais véritablement par leurs propriétaires. Dans mes yeux d’enfants je regardais les chantiers. Les murs de parpaings qui montaient si doucement. Les week-end, pendant les 4 semaines de congés. Puis les 5.

Lorsque les RTT sont arrivées, les gens ne construisaient déjà plus leurs maisons de leurs propres mains.

La réalité, c’est que ceux qui sont prêts à faire des efforts, ceux qui veulent s’engager n’ont jamais été aussi peu nombreux.

C’est cette différence d’état d’esprit, qui, croyez moi, explique l’essentiel des différentiels de richesses.

C’est pour cette raison que je suis favorable à ce qu’il n’y ait aucune aide, aucune retraite, aucune allocation chômage, rien (juste la sécu pour les soins) mais que l’on donne 500 000 euros à chaque Français à 18 ans. Comme ça tout le monde partira avec une soulte d’héritier. A l’arrivée, 90 % seront ruinés raison pour laquelle personne même à gauche ne voudra jamais d’une telle solution.

La conclusion est simple ?

L’avenir n’appartient pas tant à ceux qui se lèvent tôt qu’à ceux qui se lèvent, marchent et avancent. Qu’il neige, pleuve ou vente, que le patron soit gentil ou méchant, que l’augmentation soit bonne ou pas, ils marchent, ils avancent, ils bâtissent, ils construisent, ils capitalisent, financièrement, intellectuellement.

Soyons tous nos propres castors.

Tout le reste revient à être une vache passive regardant les trains passer sans jamais monter dedans.

Dit autrement, un con qui marche va plus loin qu’un intellectuel qui reste assis.

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Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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