
Les Français oubliés se libèreront-ils, par les urnes, de leurs maltraitants ? Le premier parti reste celui des abstentionnistes, vu la médiocre participation, hier, au premier tour des municipales (58%). Les formations politiques, qui recueillent la défiance de 90% des citoyens (sondage Ipsos « Fractures françaises »), ne savent plus s’adresser aux citoyens abandonnés. La démocratie est bloquée. Le dégagisme des « élites » sentencieuses, amorcé avec la déroute de la macronie, reste pourtant la seule issue pour rompre avec le système mondialiste : en cinquante ans, il a fait de la nation dépecée une proie pour le djihad importé.
Samedi à Paris, au prétexte de manifester contre une fictive menace fasciste, l’extrême gauche a été rejointe par des défenseurs du régime nazislamiste des mollahs iraniens. Répondant à la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion, tué le 12 mars au Kurdistan irakien par un commando pro-iranien, Emmanuel Macron a prudemment rappelé : « Nous ne sommes pas engagés et en guerre contre qui que ce soit ». Seul Vladimir Poutine l’obsède. Alors que les Etats-Unis et Israël mènent, depuis deux semaines, une offensive civilisationnelle contre le totalitarisme apocalyptique des ayatollahs sous les applaudissements des Iraniens oppressés, la gauche-mondaine et la gauche-halal se pâment devant la résistance des Gardiens de la révolution, classés par l’UE comme terroristes. La haine contre Trump et Netanyahou fait prédire à certains, même à droite, leur défaite. La veulerie face à l’islam politique caractérise les dirigeants et les médias acquis à la politique de « l’apaisement ».
Dans ce contexte, rien n’est moins surprenant que les bons scores obtenus par la France insoumise. A Roubaix, symbole de la« nouvelle France » islamisée théorisée par Jean-Luc Mélenchon, David Guiraud recueille 46,5% des suffrages. A Paris, Sophia Chikirou obtient 12% des suffrages tandis que Sarah Knafo (Reconquête) atteint tout juste les 10% lui permettant théoriquement de se maintenir dimanche prochain. Le RN, qui aligne aussi de bons résultats, risque néanmoins de perdre Marseille à cause d’une droite LR invertébrée qui n’ose appeler à des alliances. C’est un écrivain, Boualem Sansal, qui se montre le plus déterminé dans la résistance à l’obscurantisme islamique et à rhinocérite de l’intelligentsia. Vendredi, le nouvel Académicien a fait connaître son choix d’abandonner, après 27 ans de collaboration, son éditeur Gallimard, pour rejoindre Grasset et le groupeHachette de Vincent Bolloré. Otage durant un an du régime algérien, Sansal a expliqué hier au JDD les raisons de sa rupture : « Je traine quelque-chose en moi dont je dois me libérer. Rester chez Gallimard, c’était accepter de rester otage. J’ai senti le besoin de m’éloigner de ceux qui me poussent à accepter ma situation au nom de considérations géostratégiques ou je ne sais quoi ». En septembre 2015, Antoine Gallimard avait prétendu que Sansal refuserait le prix Sakharov qui lui proposait Jordan Bardella au nom des « Patriotes pour l’Europe » du parlement européen. Une position que Sansal avait démentie à sa libération (blog du 26 novembre 2025). Face à la pensée totalitaire et aux belles âmes à ventre mou, le Soljenitsyne de l’islamisme a choisi son camp. A défaut de leader politique, il est l’exemple à suivre pour tourner la page.
Mon débat sur le droit du sol, enregistré mercredi dernier sur Tocsin.
https://blogrioufol.com/les-municipales-amorcent-le-degagisme/
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