mardi 10 mars 2026

Nice (06) : tête de porc antisémite — la collaboratrice d’Estrosi mise en cause s’était déjà fait passer pour une auditrice “lambda” à la radio pour défendre ses hausses d’impôts (MàJ)

 

10/03/26

Voir le tweet

Réfugié tunisien au passé d’opposant politique au cœur de l’enquête sur la tête de porc déposée devant la résidence d’Estrosi

L’enquête sur la tête de porc retrouvée accrochée aux grilles de la résidence personnelle du maire de Nice, Christian Estrosi, le 6 mars dernier, prend une tournure inattendue. Parmi les deux suspects tunisiens interpellés, âgés de 36 et 38 ans, figure un ancien cyberactiviste ayant participé à la révolution tunisienne de 2011.

Selon les éléments dévoilés par l’enquête, les téléphones portables des suspects ont révélé des échanges avec une collaboratrice proche du maire. L’avocat de cette dernière, Me Paul Sollacaro, évoque « une tentative d’infiltration ». Les deux hommes auraient pris contact dans le cadre de la campagne municipale pour proposer leurs services en communication digitale. Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a précisé que l’un d’eux se présentait comme titulaire d’un doctorat en informatique et autoentrepreneur.

Cet homme, identifié comme M. A. S., est aujourd’hui incarcéré à Grasse. Réfugié en France depuis 2012, il aurait auparavant été un cyberactiviste actif lors de la révolution de Jasmin ayant conduit à la chute du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. Selon plusieurs sites alternatifs, il aurait poursuivi son engagement politique après la révolution en militant contre le parti islamiste Ennahdha et en devenant vice-président du parti Pirate en Tunisie.

Son parcours judiciaire reste cependant controversé. En France, son casier mentionne des délits mineurs — travail dissimulé, conduite sans permis et vol en réunion. En Tunisie, des poursuites pour « falsification de documents, kidnapping de mineur et viol sur prostituée » auraient été engagées avant son départ, des accusations que le site Tunisie-Secret présente comme « montées de toutes pièces ».

L’homme affirme également avoir été menacé après son arrivée en France. En 2013, il dépose une main courante dans le Val-de-Marne après une tentative d’effraction à son domicile. En 2014, un ancien agent de la sûreté tunisienne en exil avait même affirmé sur les réseaux sociaux qu’un commando avait été envoyé pour « liquider corporellement » plusieurs opposants politiques, dont M. A. S.

Plus d’une décennie plus tard, les enquêteurs tentent désormais de comprendre comment cet ancien opposant au régime tunisien se retrouve impliqué dans l’affaire de la tête de porc déposée devant la résidence de Christian Estrosi en pleine campagne des municipales à Nice. Les investigations se poursuivent pour déterminer les motivations et les éventuelles responsabilités derrière cet acte.

Nice Matin

https://www.fdesouche.com/2026/03/10/nice-06-deux-migrants-tunisiens-en-garde-a-vue-apres-la-decouverte-dune-tete-de-porc-marquee-dune-etoile-de-david-accrochee-au-portail-du-domicile-de-christian-estrosi/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire