
31/07/26
Torturée et dépouillée dans un camp de Gitans près de Renazé (53) : le récit glaçant d'une éleveuse venue vendre un poney.https://t.co/IalqGaQIrE
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) July 31, 2026
30/07/26
Venue vendre un poney shetland pour 1 500 euros, Lisa pensait conclure une transaction ordinaire. Tout commence ainsi de la manière la plus banale. Éleveuse de chevaux avec une activité de commerce, elle met en vente un petit poney shetland sur Le Bon Coin. L’annonce précise le prix ainsi que les caractéristiques de l’animal. Pendant plusieurs jours, les échanges avec une acheteuse paraissent parfaitement ordinaires. (…)
Le rendez-vous est fixé lundi 27 juillet, à 18 heures, sur la place de l’église de Renazé (Mayenne). Une fois sur place, la femme l’invite à la suivre jusqu’au pré où le poney doit être installé.
« Je la suis pendant une dizaine de minutes. Nous arrivons dans un camp de gitans avec beaucoup de monde, beaucoup de caravanes. Là, je remarque que cinq hommes se mettent immédiatement autour de mon véhicule. Un homme commence tout de suite à vouloir renégocier le prix. Il m’agresse un peu verbalement, il n’était pas très accueillant. »
Elle descend alors le poney du véhicule. C’est à ce moment que la situation bascule.
« La dame me dit : « Les négociations sont avec les hommes. » Ils se mettent en cercle autour de moi. Ils critiquent le poney : « Il est trop petit, trop gros… » Puis l’un d’eux finit par dire : « On ne le paye pas. » (…)
Au moment où elle tourne le dos pour remonter l’animal dans son véhicule, elle est violemment attaquée.
« Un homme m’attrape par derrière. Il me bloque les bras, me soulève et me tourne face aux autres. J’essaie de me débattre. Un deuxième m’attrape les jambes. Je hurle. Un troisième me plaque la main sur la bouche pour m’empêcher de crier. »
Puis survient l’instant qu’elle décrit aujourd’hui comme le plus traumatisant.
« Le quatrième arrive avec un briquet. Pour moi, je vais mourir. Je commence à sentir une douleur sur la joue… Puis c’est le blackout. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. »
Pendant toute l’agression, affirme-t-elle, personne dans le camp n’intervient, en dépit de ses hurlements constants. Ses agresseurs l’insultent copieusement de « pute », de « connasse » et de « salope », dans l’indifférence générale. Lisa perd connaissance. (…)
À son réveil, elle se retrouve seule à côté de son véhicule, par terre. Le poney a disparu. Sous le choc, elle reprend malgré tout la route. Son véhicule a également été fouillé de fond en comble par ses agresseurs.
Au-delà des blessures physiques, la jeune mère pense immédiatement à ses deux enfants. « Ils étaient chez la nourrice et ils m’attendaient. Je ne voulais surtout pas qu’ils me voient dans cet état. Ce sont mes beaux-parents qui sont allés les chercher. » (…)
Elle est examinée dans la soirée par un médecin à l’hôpital du Mans (Sarthe) qui constate des brûlures au premier et au second degré.
L’éleveuse a déposé plainte le lendemain à la gendarmerie d’Évron (Mayenne).
Ouest-France a pu consulter le procès-verbal dans lequel elle décrit les mêmes faits. Une enquête a été ouverte et confiée à la communauté de brigades de Craon. À l’heure de la publication de cet article, la procureure de la République au tribunal de Laval n’a pas répondu à nos sollicitations.
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