vendredi 31 juillet 2026

Xénia ? Un danger public ? Allons donc…

 

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, vient d’expulser la journaliste Xenia Fedorova, au motif que son comportement porterait atteinte aux “intérêts fondamentaux de l’État”. Très bien. Mais quels sont-ils, ces fameux intérêts ? Mystère. Nunez ne les précise pas. Il se contente d’affirmer qu’elle constituerait une “menace grave et actuelle pour l’ordre public”.

C’est presque rassurant : il se souvient que la protection de l’ordre public fait partie de ses missions. On aimerait le voir aussi prompt lorsqu’il s’agit de prêches islamistes ouvertement subversifs, ou d’OQTF retrouvés impliqués dans des violences graves. Mais là, visiblement, l’ordre public peut attendre. Ou même simplement d’un intervenant bien en cour qui fait la promotion des pays du Maghreb.

Ce qui est limpide, en revanche, c’est que quiconque ne relaie pas l’information telle que définie par le pouvoir devient une menace. Ne pas commander les Canadair, réduire les moyens de la sécurité civile, ce ne serait pas une menace ? Dire ce qui se passe réellement en Ukraine, sans suivre le récit officiel martelé depuis quatre ans, en serait une et absolue.

Le fond du problème est là : Nunez anticipe déjà sa loi sur les ingérences. Un gêneur étranger sera expulsé. Un gêneur français sera emprisonné, voire laissé en liberté conditionnelle. Voilà la logique.

Il est interdit de dire, sans prendre parti pour un camp ou un autre ce qui se passe réellement sur le front Ukrainien. Le narratif doit suivre une seule ligne : La Russie perd, elle est rincée, plus de missiles, puisqu’elle aurait épuisé le stock de machine à laver pour les bricoler et elle recule…Voilà, depuis quatre ans à ce rythme, Zelensky devrait prendre l’apéro sur la place rouge, mais la réalité est quelque peu différente, en fait la vérité n’a plus droit de cité. Elle serait accusée également de contribuer à saper la confiance des Français dans leurs institutions. Ils n’ont en fait pas besoin de cela pour se rendre compte de ce que sont devenues les institutions. Un Conseil constitutionnel qui valide les yeux fermés tout ce que le pouvoir veut et censure tout ce que les oppositions demandent, jusqu’au référendum sur l’euthanasie. Un Conseil d’Etat qui s’empresse de rétablir dans la nuit le QR code de la cérémonie du 14 juillet grâce à un super conseiller nommé peu de temps avant par Macron, des secours désorganisés qui ne parviennent pas à maîtriser des feux de forêts, des urgences fermées, ou dans un tel état qu’il devient dangereux d’y séjourner. Un gouvernement formé au mépris des résultats des élections législatives, une présidente de l’assemblée Nationale rescapée d’un désastre électoral qui, dans une démocratie normale aurait dû aller cirer les bancs de l’assemblée mais certainement pas pérorer à son perchoir. L’on pourrait égrener encore les cas où ces fameuses institutions sont piétinées, dévalorisées, avilies par dix ans de macronisme.

Faire porter la responsabilité d’un doute légitime sur tout ce qui ne fonctionne plus en France sur une seule journaliste est pathétique mais montre bien le cynisme de ce pouvoir. Notre cher ministre de l’Intérieur à du s’écrier qu’elle serait pro Russe ! Oui et ? D’autres sont pro Palestiniens ou pro-USA, sans pour autant connaître semblable ostracisation et censure, sauf que dans la matrice macronienne, être pro Russe c’est la pire des tares, l’opprobre impossible à corriger, le seuil de tolérance infranchissable.

Pourtant, la France n’est pas en guerre avec la Russie. Ce qu’elle dit relève donc de l’opinion.

Et la Constitution protège la liberté d’opinion. Du moins en théorie.

On attend avec impatience que des mesures similaires soient prises contre les imams qui prêchent :

  • la violence,
  • la soumission des femmes,
  • la polygamie (illégale en France),
  • et parfois la haine du pays qui les accueille.

Ces discours constituent une menace autrement plus grave pour les institutions. Mais là, silence radio, et on voudrait nous faire croire que c’est cette journaliste qui véhiculerait une mauvaise image de nos institutions ? Le gouvernement actuel et ceux passés, ont largement contribué à cette dégradation.

En expulsant Xenia Fedorova sous ces motifs, le gouvernement cherche à fabriquer un sentiment anti‑Russe, loin de ses missions de concorde et d’apaisement. Il ne protège pas l’ordre public : il protège son narratif. Il ne défend pas les institutions : il défend son image. Il ne lutte pas contre l’ingérence : il prépare la répression des opinions dissidentes.

Et ça ne semble que le début.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/07/30/xenia-un-danger-public-allons-donc/

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