
par Adègne Nova
La semaine dernière dans une station Esso provençale, le litre de diesel était à 2,463€, aujourd’hui il est à 2,283€ (pendant que chez Total, aux mêmes dates, il est passé de 2,25€ à 2,15€). De fait, la semaine dernière, chez Esso, pour 45€, un automobiliste repartait avec près de18,3 litres dans son réservoir, alors qu’aujourd’hui, pour la même somme dépensée, il quitte la station-essence avec 19,7 litres de diesel, soit 1,4 litre de plus ou une économie d’un peu plus de 3€ (dans le même temps, chez Total, pour 45€, la première fois, il avait 20 litres de diesel, la seconde, 20,9 litres, soit 0,9 litre en plus ou un économie de tout juste 2€). C’est vrai, de bon matin, les problèmes de mathématiques à la mode CM1 des années 1960, je comprends, ça fait chauffer la cervelle…
Continuons pourtant et rejoignons notre automobiliste de la semaine dernière, s’il a acheté 45 litres de diesel (plutôt que de n’en acheter que pour 45€) à 2,463€ le litre, il a allégé son portefeuille de quasiment 111€ chez Esso –110,835€ pour être précis–, et aujourd’hui de presque 103€ –102,735€–, soit une économie de 9€ –8,1€ précisément– (dans le même temps, chez Total, il est passé de 101,25€ à 96,75€, soit une économie de 4,50€ ; notez, au passage, que même quand le litre de diesel était « élevé » ici, il l’était moins qu’« au plus bas » chez Esso).
En déplacement dans l’Essonne, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique en France –quel joli, et long, titre !–, le sieur Lescure a dit devant les nombreux micros qui lui étaient tendus que « pour un plein de 45€, c’est 9€ de moins » avec la baisse liée à l’arrivée sur le marché de produits issus des réserves stratégiques, que nous évoquions hier. Ledit Lescure a fait Polytechnique, il est diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique et est titulaire d’une maîtrise en économie de la London School of Economics, il est donc certain qu’il sait compter –mais peut-être aussi sait-il qu’en novlangue 2 + 2 = 5 !… ou peut-être, tout simplement, sa langue a-t-elle fourché…
Néanmoins, pour les politicards actuels, il faut faire de la Com’, il faut parler, faire des discours, toujours plus nombreux, jusqu’à « endormir un crapaud sous une pierre ». Mais après tout… le Gouvernement voit depuis des semaines un parti –LFI, mais n’oublions pas non plus ses affidés– parler fort… et visiblement avec succès auprès de la rue, alors il parle !… lui aussi. Il explique qu’il fait, qu’il agit ! (enfin, quand il faut dire les choses, c’est qu’elles ne se voient pas). Dans ses Mémoires, Louis XIV écrivait « il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop ». Voilà des paroles que les républicains seraient bien inspirés de méditer !
https://www.actionfrancaise.net/2026/11/07/paroles-paroles-et-paroles-oups-ca-semmele/
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