Lundi soir, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, accordait une interview exclusive à La Libre Belgique. S’exprimant sur la situation de l’islam en France, il reconnait, dans un moment de lucidité, que « l’islam
est devenu en quelques années la deuxième religion de notre pays, avec
quatre à six millions de Français ou de citoyens résidant en France de
confession musulmane. Nous comptons entre 2 200 et 2 300 lieux de
culte.(…) Il y a très peu d’exemples dans l’histoire de l’humanité où en aussi peu de temps une religion a pris son essor dans un pays« .
Quoique nous nous interrogions sur le concept de Français de papier,
estimant que l’appartenance à la France n’est pas l’objet d’une simple
démarche administrative… Pour le reste, le constat est réel.
Mais, en abordant les violences et les crimes commis au nom de l’islam, le ministre poursuit : « Il
faut que l’islam puise dans son histoire, dans ses valeurs, pour
combattre ce radicalisme et cette violence qu’une minorité porte« .
Sauf que les valeurs de l’islam, si on se réfère au coran, semblent
assez voisines de ce qu’il reproche à certains musulmans, relativement à
la condition de la femme, au meurtre des infidèles, et à la place
politique de la religion coranique dans la société civile. Concernant ce
dernier point, l’islam, et c’est inscrit dans son ADN, nie la
distinction entre privé et public, temporel et spirituel : au nom de
l’oumma, l’islam est une théocratie ; et le coran un code civil, une
juridiction.
Quant à l’histoire de l’islam, mieux vaut que les musulmans ne
puisent pas trop dedans et négligent cette suggestion du ministre de
l’intérieur…qui ferait bien d’ouvrir un livre d’histoire de temps en
temps…
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