Chaud, chaud, chaud ! Le
printemps sera chaud. Car les majorités se révoltent contre la dictature
des minorités. Dictature des minorités sexuelles, associatives
subventionnées, ethniques et religieuses, financières, médiatiques,
parlementaires.
Minorités sexuelles
Il y a, selon l’INSEE, 100.000 couples homosexuels en France, soit
0,3% de la population ; et 10.000 enfants – 0,003% de la population –
vivent au domicile de ces couples homosexuels. Une minorité de ces
minorités réclame qu’on change des règles multimillénaires pour les
adapter à leur situation individuelle ou à leurs caprices. Il est normal
que cela suscite une forte exaspération des majorités !
En vérité les homosexuels devraient être reconnaissants aux familles traditionnelles qui défilent contre la dénaturation du mariage : ce sont leurs enfants qui paieront leurs retraites…
En vérité les homosexuels devraient être reconnaissants aux familles traditionnelles qui défilent contre la dénaturation du mariage : ce sont leurs enfants qui paieront leurs retraites…
Minorités associatives subventionnées
Les associations LGBT, minorité agissante de la minorité
revendicative des minorités sexuelles, veulent régenter le débat public.
Au nom de la lutte contre une prétendue « homophobie », il s’agit
d’interdire toute prise de position jugée politiquement incorrecte ; en
fait, d’empêcher toute critique du mariage homosexualiste à l’image de
ce qu’ont réussi les associations « antiracistes » censurant tout débat
sur l’immigration. Le tout avec l’argent des contribuables. C’est
insupportable au pays de Voltaire.
Minorités ethniques et religieuses
Elles cherchent à imposer dans l’espace public comme dans l’espace
privé leurs exigences vestimentaires et leurs interdits alimentaires :
refus du porc, abattage hallal pour tous – ce qui suscite la réaction
des amis des bêtes et de la France profonde. C’est à Guéret, dans la
Creuse, qu’on se mobilise contre la construction d’un abattoir hallal
voulu au nom de médiocres intérêts commerciaux, quoique contraire à la
loi européenne, aux traditions françaises et à la sécurité sanitaire.
Minorités financières
Elles imposent des réglementations conformes à leurs intérêts mais
non à l’intérêt général. Quand les banques, les grandes entreprises et
les hyper-riches échappent à l’impôt (tout en bénéficiant des
infrastructures techniques, des services publics et des systèmes de
protection sociale des Etats), ce sont les classes moyennes qui payent.
Ces classes moyennes sont doublement victimes : des excès de l’Etat-providence qu’ils payent mais aussi de la finance-providence qui échappe à l’impôt.
Minorités médiatiques
Moins de 50.000 journalistes, qui informent de moins en moins et qui
conditionnent de plus en plus ; qui ne cherchent pas à distinguer
l’exact de l’inexact, ni le vrai du faux, mais qui prétendent dire où
est le « bien », où le « mal », en louant les « gentils » et en
dénonçant les « méchants ». Avec un grand sens de l’à-propos, les
personnes manifestant le 28 mars devant France Télévision, protégée par
les forces de l’ordre, criaient : « CRS, retourne-toi, la racaille est
derrière toi ! » Sans commentaire.
Minorités parlementaires
Moins de 1.000 personnes prétendent avoir le monopole de la
fabrication de la loi sans tenir compte du peuple. C’est, certes, la
logique de la démocratie représentative mais celle-ci est, hélas, de
moins en moins représentative :
- - En raison des lois et du calendrier électoral, une partie importante de l’opinion n’est pas représentée ; et les socialistes qui ont, à eux seuls, la majorité de l’Assemblée nationale n’ont recueilli que 16% des électeurs inscrits, lors du premier tour des élections législatives de juin 2012. Un peu court comme majorité pour transformer un homme en femme !
- - Le Sénat a voté le projet de loi Taubira à la sauvette. Une loi dont la garde des Sceaux a dit qu’elle portait un « changement de civilisation » mais dont, faute de scrutin public, on ne sait pas individuellement qui l’a votée et qui l’a refusée. Un formidable déni de démocratie voulu par tous les groupes politiques de la majorité comme de l’opposition. Une belle manœuvre qui permet de faire adopter la loi, qui autorise les sénateurs à se faire passer pour « progressistes » auprès des médias parisiens tout en leur permettant individuellement de dire à leurs électeurs d’outre-mer ou des campagnes françaises qu’ils n’ont pas approuvé le « mariage gay ». Belle manœuvre, vraiment, mais qui indigne à juste titre les adversaires de la loi Taubira et tous les démocrates sincères.
- - Plus généralement, les hommes politiques les plus en vue représentent de moins en moins leurs électeurs car ce sont des médiagogues, des hommes et des femmes qui cherchent à plaire aux médias plus qu’au peuple, à coups de surenchère politiquement correcte. Telle est la principale cause du discrédit de la démocratie représentative.
Or toutes ces minorités se tiennent et se soutiennent. C’est contre
elles que la révolte gronde. Moins d’un an après l’élection de François
Hollande la probabilité d’une crise politique majeure est devant nous :
la dissolution de l’Assemblée nationale ou la démission du président de
la République ne changeraient pas grand-chose. Ce qu’il faut c’est
rendre la parole au peuple. Par le référendum d’initiative populaire
national et local. A partir de la demande de 500.000 électeurs au plan
national et ce sans censure prétendument constitutionnelle. A partir de
7,5% des électeurs au niveau local, sous la seule réserve qu’il s’agisse
d’une délibération locale. Bien sûr, ceci devrait s’accompagner d’un
rétablissement de la liberté d’expression, de l’arrêt des subventions
aux grands lobbys politiquement corrects et du retour au pluralisme des
médias.
Le printemps français doit trouver un débouché politique autour de
thèmes forts : référendum et démocratie directe ; liberté d’expression
et pluralisme des médias ; dénonciation de la dictature des minorités et
respect de la majorité populaire. Quant aux manifestants ils ne doivent
pas avoir peur de la radicalité car seule la radicalité s’attaque aux
racines du mal et propose un ressourcement créateur.
Jean-Yves Le Gallou
14/04/2013
14/04/2013
Source : Polémia – 14/04/2014
Image : le Printemps français se radicalise, DR
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