La
saison estivale est une période de l’année propice aux manipulations
politico-médiatiques. Du fait des congés et de la « trêve politicienne
des confiseurs », juin, juillet et août sont des mois parfaits pour des
mystifications. Il y eut en 1979 tout un tapage autour de la N.D. L’été
2013 restera comme la saison de chasse de l’extrémiste de droite
hexagonal.
Précisons
au préalable que la gauche actuellement au pouvoir n’est pas la seule à
dénoncer des conspirations imaginaires. La droite affairiste et
atlantiste monta en novembre 2008 l’« affaire de Tarnac » contre des
groupes d’ultra-gauche. Loin de maintenir l’ordre et la sécurité,
l’arsenal sécuritaire voulu par tous les
gouvernements depuis deux décennies assure une meilleure persécution
judiciaire de tous les dissidents de la pensée plutôt que combattre les
délinquants qui pourrissent la vie quotidienne des Français.
Juin
fut marqué par l’affaire dite « Méric » dont le traitement médiatique a
montré tant la partialité intrinsèque de la caste journalistique que
leur complicité intime avec les organes d’un pouvoir discrédité,
incompétent et incapable. Elle a aussi mis en lumière une étroite
proximité entre la mouvance « antifa » et des responsables d’un régime
qu’ils devraient renverser.
Cette
« affaire Méric » doit en réalité s’appeler l’affaire Estéban du nom de
ce garçon emprisonné après trois mois pour s’être défendu au cours
d’une agression politique. il est la victime d’une « skinophobie
» croissante entretenue par quelques hiérarques infâmes et des médiats
aux ordres. Dans une société pourrie qui entérine presque toutes les
perversions, avoir un style de vie inspiré de la mode skinhead – témoignage d’un certain anti-conformisme – dérange les belles âmes germano-pratines supposées tolérantes.
La
lecture marxiste de ce drame insisterait sur l’antagonisme de classe
entre un gringalet, post-leucémique, inscrit à Sciences-Po Paris et
énarque en puissance, issu d’une famille aristocratique bretonne, et un
enfant d’origine espagnole, travailleur salarié d’extraction
prolétarienne. Ce n’est peu dire qu’il s’agit ici d’une nouvelle «
affaire Dreyfus ». Remarquons qu’après un incroyable déchaînement
politico-médiatique pendant quarante-huit heures, un lourd silence est
ensuite tombé, suite à la révélation de faits nouveaux étayant la thèse
de la légitime défense.
La
manifestation de la vérité n’a pas empêché le gouvernement de
circonstance de Flamby, de (Z)Ayrault et de Manuel « Gaz » de prendre
prétexte de ce triste fait-divers pour dissoudre de respectables
mouvements : d’une part, Troisième Voie, les Jeunesses nationalistes-révolutionnaires et l’association Envie de rêver, et, d’autre part, l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes.
Ils ne sont pourtant pas responsables des malversations financières, de
la corruption galopante, du financement occulte et de l’enrichissement
personnel qui secouent le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône ?
D’après ces critères gouvernementaux grotesques, d’autres fauteurs de
désordre public comme les FemHaine et Act Up ne méritent-ils pas eux aussi la dissolution ?
La
campagne de haine à l’encontre des authentiques rebelles au Système se
dégonflant, il fallut aux officines de la place Beauvau – ou d’ailleurs –
un nouveau prétexte pour susciter un certain effroi auprès d’un bon
peuple hébété. Il faut l’inquiéter des menaces d’une hypothétique hydre «
néo-facho-nazie » sur le mirifique « vivre ensemble » hexagonal si
paisible comme l’ont prouvé les récents incidents à Trappes. Le 16
juillet éclatait donc l’« affaire Varg Vikernes », suspecté de préparer
des attentats.
Lui
et son épouse ont été interrogés par la fameuse D.C.R.I. (Direction
centrale du renseignement intérieur) qui n’a rien trouvé, si ce n’est
quelques écrits politiquement incorrects qui valent à leur auteur de
comparaître à la Rentrée devant la XVIIe
chambre, haut-lieu bien connu de la répression des mal-pensants. Mais
une fois encore, le gouvernement et ses hyènes médiatiques ont bafoué la
présomption d’innocence en divulguant l’adresse et l’identité des
gardés à vue. En revanche, ils taisent encore les patronymes exacts des
responsables des émeutes de Trappes…
En raison d’un passé agité et d’un mode de vie dissident – ce n’est pas chez Varg Vikernes qu’on trouvera des plants de shit chers aux jeunes bo-bo
mondialistes dégénérés -, ce père de famille honorable a attiré
l’attention de la police politique républicaine. Il y a quelques
décennies, le Dr. Merlin chantait qu’on vit « en liberté… En liberté
surveillée ». Nous y sommes !
Or
cette criminalisation de la pensée (en langue orwellienne, on dit «
rechercher des intentions » – à quand les détecteurs cérébraux ?) s’est
dégonflé. Cependant, Varg Vikernes et son épouse font malheureusement
l’objet de suspicions généralisées chez eux. Leur maire a estimé qu’il
était indésirable (1) ! De quoi se mêle-t-il ? Osera-t-il dire une même
sottise quand des Roms débouleront dans son charmant village corrézien ?
Le
12 août dernier éclata alors une troisième affaire liée à l’« extrême
droite radicale ». L’emploi de cette expression suppose de la part des
locuteurs l’existence d’une « extrême droite » modérée… La D.C.R.I.
arrêta le 9 août dernier un sergent d’une base militaire près de Lyon.
Ce sous-officier aurait eu l’intention de tirer sur la grande mosquée de
Vénissieux à la fin du Ramadan. Les médiats ont raconté que ce
militaire souffrait de fragilité psychologique provoquée par une rupture
sentimentale et la disparition volontaire de Dominique Venner renommé
pour l’occasion par quelques journaleux de France 3 « Dominique Werner » peut-être par germanophobie inconsciente et surtout par crasse ignorance.
Cette
nouvelle arrestation sent la manœuvre d’intoxication sommaire d’autant
que l’identité du prévenu n’a pas été révélée par des médiats d’habitude
languards (2)… On peut présumer que ce sergent a été instrumentalisé
par quelques agents provocateurs.
Un
faisceau d’éléments concordants indique l’intervention de ces
personnages douteux. Toujours très bien informé, Emmanuel Ratier
rapporte dans le numéro estival de son excellente lettre d’informations
confidentielles que « le pouvoir socialiste dispose désormais de son
propre réseau de barbouzes, sans nul doute interne à la police (3) ». Il
révèle en effet que quarante-huit heures avant l’arrestation
scandaleuse du manifestant anti-mariage homo, Nicolas Bernard-Buss, «
son appartement avait été “ visité ”, avec vol de son ordinateur crypté,
de ses six téléphones portables et de divers documents. [… En revanche]
aucun objet de valeur n’a été dérobé tandis que l’appartement a été
quasiment mis à sac avec lit et sièges tailladés au cutter, plancher de
bois arraché, etc. (4) ».
Il faut relier cette information avec un message du 9 août signé par le directeur général de l’organe sarkozyste Valeurs actuelles sur Twitter,
Yves de Kerdrel. Le numéro en cours de cet hebdomadaire relate les
conditions effroyables d’incarcération de Nicolas Bernard-Buss. « Compte
Twitter piraté pour la troisième fois en une semaine + écoutes
téléphoniques : voilà ce qui arrive quand on critique Manuel Valls (5)
», écrit-il. Dans un autre message publié sur le même réseau social, il
affirme aussi connaître « les méthodes du père Valls (6) » et avertit
que Nicolas Bernard-Buss « fait l’objet d’une surveillance policière
très particulière. Il est venu passer deux fois cinq heures, le soir,
chez nous. Il y avait des voitures banalisées devant nos locaux (7) ».
On apprend enfin que les journalistes de Valeurs actuelles auraient observé la présence d’« agents civils à plusieurs reprises en bas du journal (8) ».
En
dépit d’un démenti officiel de l’« entourage gazier » qui ne convainc
personne, force est de constater que l’Hexagone entre dans un contexte
semblable à une stratégie de (basse) tension avec des opérations sous
faux-drapeau, des agressions fictives d’étrangers ou de « néo-Français »
et de vraies-fausses actions terroristes, réalisées ou découvertes à
temps. L’objectif de ces « pyromanes » politiques consiste à empêcher la
formation d’une opposition organisationnelle radicale capable de
résister aux prochaines décisions catastrophiques de l’oligarchie
mondialiste et de ses laquais ministériels. Soyons donc attentifs à
leurs manigances, car rien ne les arrêtera dans leur visée d’imposer au
pays réel un climat de grande terreur.
Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/
Notes
1 : Nicolas Jacquard, « Varg Vikernes compte saisir la justice », dans Aujourd’hui en France, 10 août 2013.
2 : Languard signifie « mauvaise langue bavarde ».
3 : Emmanuel Ratier, Faits et Documents, n° 360, du 15 juillet au 1er septembre 2013, p. 3.
4 : Idem.
5 : cité par Caroline Monnot, dans Le Monde, 13 août 2013.
6 : Idem.
7 : Id.
8 : dans Le Figaro, 12 août 2013.
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