
Francis Lalanne. Et si c’était lui, le caillou dans la chaussure de l’establishment ? À peine a t il annoncé sa candidature à l’élection présidentielle que les sondages le créditent déjà de 8 % des intentions de vote. Un micro séisme. Les médias mainstream, incrédules, ont immédiatement vérifié l’information. Stupeur : 8 %, vraiment. Inadmissible. Impensable. Surréaliste.
Le saltimbanque séduirait donc davantage que Gabriel Attal, ce “brillantissime” jouvenceau qui végète à 4 %, ou qu’Édouard Philippe, qui tente maladroitement de se faire passer pour une nouveauté politique, alors qu’il traîne derrière lui un bilan désastreux de la crise du COVID. Philippe, qui doit suivre avec une certaine angoisse le procès de son mentor Fauci aux États Unis, lequel se rapproche chaque jour un peu plus de Guantanamo que du prix Nobel de médecine et dont la chute pourrait théoriquement entraîner quelques personnalités françaises qui ont suivi ses préconisations mensongères.
Lalanne attirerait donc plus que ces caciques qui n’ont prouvé qu’une chose : leur incompétence.
Pensez donc : un homme proche du peuple, qui parle sans détour, sans langue de bois, honnête dans ses propos et dans ses convictions. Qu’on aime ou non le personnage, qu’on partage ou non ses idées, son approche de la politique est respectable, car sincère. Lui n’a pas vécu les gilets jaunes depuis son canapé, mais s’est mêlé à ce peuple qui exprimait sa souffrance et qui a été réprimé avec une violence sans commune mesure. Sa posture ne peut que trancher avec les donneurs de leçons qui sont restés loin de l’événement.
Il ne mérite ni l’insulte ni le mépris, ce qu’il a déjà subi, et ce qu’il va encore subir. Faute d’arguments, on le tournera en dérision. Analysera t on son programme ? Rien n’est moins sûr. Comme pour Milei, on hurlera que c’est “irréaliste”. Et pour cause : il remet en question tout ce qui permet à cette clique corrompue de se maintenir au pouvoir depuis des décennies, avec les mêmes idées, les mêmes politiques, les mêmes échecs, obstinément prolongés dans une sorte de suicide collectif obsessionnel vers lequel ils nous entraînent.
Ces 8 % déstabilisent la classe politique, habituée à jouer entre elle, dans un cercle fermé où l’on désigne un candidat plutôt qu’on ne le choisit. Voilà qu’un trublion parvient à mobiliser les écœurés du système, les lassés des choix imposés, les résignés du “vote par défaut”, ceux qui savent que la liste des candidats est déjà un échec programmé. Et si, au fil des mois, Francis Lalanne gagnait un ou deux points ? Ce serait insuffisant pour atteindre le second tour, mais suffisant pour imposer sa voix et ses propositions dans les médias dont il est habituellement exclu, parité du temps de parole oblige.
Au RPF, nous suivrons cette candidature avec intérêt, non pas que nous prenions fait et cause pour ce nouvel arrivé mais parce que sa campagne risque de mettre sur la table des sujets dont nous aimerions qu’ils soient abordés. Elle est à haut risque pour l’intéressé : le pouvoir a, depuis Coluche, l’habitude de se débarrasser de ce type de candidats, au propre comme au figuré. Il n’est pas certain que Lalanne arrive au bout du processus. Et il devra franchir l’obstacle des 500 signatures, ultime rempart dressé par le système pour se prémunir de toute candidature atypique. Mais imaginons, soyons un peu irréalistes, que d’autres personnalités, aujourd’hui en retrait, décident par stratégie de rallier sa candidature : Philippot, qui ne bénéficie pas d’autant d’intentions de vote, Asselineau, improbable tant son ego dépasse son talent, Dupont Aignan, qui a déjà rassemblé 5 %, que ces gens se disent : “Soyons derrière lui. Apportons lui nos réseaux, nos compétences.” Nous ferons toujours mieux ensemble.
Ne serait ce pas un événement capable de redonner à l’élection présidentielle un vent de fraîcheur, et surtout un discours qui n’existe plus : une manière de dire que le chemin que nous suivons n’est pas forcément le seul et que tout peut enfin changer dans l’intérêt de la nation, et non dans celui de quelques cercles autorisés ? Lalanne apporte déjà quelque chose que la politique française n’a plus : une pensée et un langage différents qui dérangent ceux qui nous rabâchent depuis trois décennies que leur politique est la seule possible. Et rien que cela, se savoure sans modération.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/08/22/lalanne-le-poil-a-gratter/
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