[Article de Laurent Glauzy en exclusitivé pour Contre-info]
Le
commerce de la drogue est dominé et géré à l’échelle mondiale par les
agences d’espionnage. Dans cette activité illicite et criminelle, l’Intelligence britannique règne en souveraine. Le M15 et le MI-6 contrôlent avec la City de Londres plusieurs agences d’espionnage à l’instar de la CIA et du MOSSAD.
Entre
1995 et 1999, James Casbolt travaille pour le MI-6 dans des opérations
occultes de trafics de cocaïne avec l’Armée républicaine irlandaise
(IRA) et le MOSSAD. Les propos de cet ancien agent sont d’autant plus
fondés que son père Peter Casbolt servait le MI-6 et travaillait avec la
CIA et la Mafia italienne dans les réseaux internationaux de cocaïne.
Dans son livre Agent Buried Alive
(agent enterré vif), paru en 2008, James Casbolt, ancien commandant des
services d’espionnage britanniques explique que la distinction de tous
ces groupes est à tel point nuancée que l’on trouve in fine
un groupe unique travaillant aux mêmes objectifs. James Casbold
certifie : « Nous étions des marionnettes dont les cordes étaient tirées
par des marionnettistes à l’échelle planétaire. Leur siège se situait à
la City »[1] [2].
Il souligne que la CIA a importé la majeure partie de la drogue en
Amérique dans les années 1950, et qu’elle œuvre aux ordres de
l’espionnage britannique. Pour sa part, le MI-6 aurait introduit 90 % de
la drogue en Grande-Bretagne. L’agence de renseignement américaine a
été créée à cet effet en 1947. James Casbold explique qu’elle dépend de
la City et des familles aristocratiques composant l’élite mondiale, à savoir les Rothschild et les Windsor.
Toujours
selon James Casbold, ces opérations sont réalisées par le biais de
structures terroristes. Car le MI-6 importe l’héroïne du Moyen-Orient,
la cocaïne de l’Amérique du Sud et le cannabis du Maroc. Dans les années
1950, l’Intelligence britannique produit le LSD au sein du Tavistock Institute de Londres[3].
Dans les années 1960, le MI-6 et la CIA utilisent ce psychotrope
hallucinogène pour transformer une jeunesse rebelle en des sujets
défoncés et pacifistes, incapables de mener une vraie révolution.
Le
Dr Timothy Leary, le gourou du LSD des années 1960, est un tireur de
ficelles entre les mains de la CIA. Les fonds monétaires et la drogue
pour la recherche de Leary proviennent de la CIA. Leary témoigne que
Cord Meyer, un des responsables de la CIA, subventionnait la
contre-culture du LSD dans les années 1960, afin d’opérer un changement
culturel radical. James Cosbald rapporte qu’en 1998 le MI-5 a envoyé à
son père trois mille doses de LSD sur du papier buvard frappé de la
représentation du drapeau européen. En guise de discrétion, le LSD est
d’ailleurs appelé « Europa ». L’agent qui en a effectué le transport,
travaillait pour une entreprise du gouvernement.
Le
trafic mondial de la drogue constitue une manne d’au moins 500
milliards de livres par an, en plus du pétrole et de l’armement. Ces
trois activités seraient-elles sous la coupe des mafias, des Etats ou
des agences de renseignement ? Le 5 août 2008, le patron de la mafia
américaine John Gotti est arrêté et emprisonné suite à des accusations
d’implication dans un énorme trafic de cocaïne et pour les meurtres de
trois hommes. Lors de son procès, il expose : « Non, nous ne pouvons pas
rivaliser avec le gouvernement ».
Pour
James Casbold, il s’agit d’une demi-vérité parce que la mafia et la
CIA, au niveau le plus élevé, constituent un seul groupe profitant du
commerce de la drogue. Il soutient que les capitaux de la drogue du MI-6
sont notamment recyclés par la Banque d’Angleterre, la Barclays Bank et
d’autres entreprises en lien avec des familles princières hors de tout
soupçon. Cette réalité est également dénoncée par l’écrivain néerlandais
Robin de Ruiter, dans Les 13 lignées sataniques, publié en 2012.
L’argent
de la drogue passe de compte en compte jusqu’a ce que son origine se
perde dans un entrelacs de transactions. « L’argent de la drogue sort
plus propre, mais non totalement blanc. Les familles qui gèrent ce
buisines, comme les Oppenheimer, utilisent cet argent pour acquérir des
diamants. Quand ils sont vendus, l’argent de la drogue devient propre »,
souligne James Casbold. Il poursuit en argumentant qu’en 1978, le MI-6
et la CIA étaient présents en Amérique du Sud pour étudier les effets du
« basuco », « restes ». Cette drogue redoutable, une des plus mortelles, détruit une personne en moins de deux ans.
James Casbold constate que le potentiel d’accoutumance est de très loin
supérieur à celui de la cocaïne ordinaire. Le MI-6 et la CIA en
submergent la Grande-Bretagne et l’Amérique. Deux ans après, en 1980, la
Grande-Bretagne et l’Amérique commencent à voir les premiers signes de
la diffusion du « basuco » dans la rue.
Le
23 août 1987, dans une communauté rurale implantée au sud de Little
Rock, dans l’Arkansas, deux garçons mineurs, Kevin Ives et Don Henry,
sont assassinés : ils sont témoins d’une transaction de cocaïne opérée
par la CIA dans un petit aéroport de Mena, dans cet Etat du sud
américain. Bill Clinton est alors gouverneur de l’Arkansas. James
Casbold développe cet évènement : « A cette époque, Bill Clinton est
impliqué [dans cette affaire] avec la CIA. Une valeur de 100 millions de
dollars de cocaïne transitait alors par l’aéroport de Mena. La drogue
était ensuite écoulée en Grande-Bretagne. (…) Mon père rencontrait des
bateaux provenant du Maroc dans la Costa del Sol et transportait les
charges de chanvre par camion ».
Son
père est devenu héroïnomane dans les dernières années de sa vie : « Il
est mort drogué et pauvre, en prison, dans des circonstances très
étranges ». Il avance que « les agences d’espionnage utilisent la drogue
comme une arme contre les masses pour faire accepter leur programme sur
le long terme : un unique gouvernement mondial, une unique force de
police mondiale, œuvre pour laquelle a été désignée l’OTAN, et une
population fichée par micro-puce ».
James Casbold argue que les organismes et les personnalités de ce secteur doivent être démasqués :
1) Tibor
Rosenbaum, agent du MOSSAD, est le directeur de la banque du Crédit
international ayant son siège à Genève. Cette banque est le précurseur
de la célèbre Banque de crédit et du Commerce international (BCCI). Elle
constitue une des principales branches pour le blanchiment de la
l’argent de la drogue. La revue Life
a présenté la banque de Rosenbaum comme une entreprise de recyclage de
l’argent et du crime organisé. Le mafieux américain Meyer Lanksky et
Tibor Rosenbaum ont fondé Permindex, l’unité de choc du MI-6 ayant servi dans l’assassinat de John Kennedy.
2) Robert
Vesco, subventionné par la branche suisse des Rothschild, est impliqué
dans la connexion américaine collaborant avec le cartel de la drogue de
Medellin, en Colombie.
3) Sir
Francis de Guingand, général de l’armée britannique, ancien chef du
MI-5 et du MI-6, et qui a vécu en Afrique du Sud, collaborait au
commerce de la drogue.
4) Henry Keswick est le président de Jardine Matheson Holdings Ltd. Fondée
en 1832 et ayant son siège à Hong-Kong, cette entreprise participe au
commerce de l’opium dans les années 1840. Selon James Casbold, Jardine Matheson Holdings Ltd
est à la tête des plus grandes opérations de trafic de drogue se
produisant dans le monde. Son frère John Keswick est président de la
Banque d’Angleterre.
5) Sir Martin Wakefield Jacomb, vice président en 1985 de la Barclays Bank, directeur en 1986 du journal The Telegraph
(il fut épargné par les mass media. Les agents qui perpétuent ces
crimes possèdent la majeure partie des mass media. En Amérique, l’ancien
directeur de la CIA, William Casey, fut le président du conseil
d’administration de la chaîne ABC).
6) George Bush Senior, ancien chef de la CIA et 41e Président
des Etats-Unis de 1989 à 1993, fut le principal baron de la drogue. Ses
interventions conduites en Amérique du Sud contre les Cartels servirent
à éliminer toute concurrence. Le journaliste d’investigation Gary Webb,
auteur du livre Dark alliance,
fut retrouvé mort avec deux impacts de balles derrière la tête. La
police conclut à un suicide. Le journaliste avait découvert que les
capitaux tirés de la drogue provenaient d’« opérations occultes »
servant à financer des projets classifiés « top secret ». Selon Casbold,
ces projets incluent la construction de bases souterraines militaires à
Dulce dans le Nouveau Mexique, Pine Gap, Snowy Mountains en Australie,
Nyala Range en Afrique, à l’ouest de Kindu en Afrique à côté de la
frontière égypto-libyenne, au Mont Blanc en Suisse, à Narvik en
Scandinavie, sur l’île de Gottland en Suède et en de nombreux autres
lieux autour du monde. Des projets servant très certainement à une mise
en fonction du Nouvel ordre mondial.
Laurent Glauzy http://www.contre-info.com
[1] Egalement ancien du MI-6, le Dr John Coleman, dans sa revue World in Review,
explique cette symbiose des services de renseignements internationaux
et que l’ancien KGB et la CIA travaillait en collaboration. Il développe
la théorie selon laquelle l’organisation des Frères musulmans serait
noyauté par la franc-maçonnerie britannique dans le but de contenir le
Moyen-Orient dans une situation de sous-développement afin que ses
ressources énergétiques continuent à être pillées par la
Grande-Bretagne.
[2] The Guardian
du 14/5/09 affirme que les pirates de Somalies appartenant à des
réseaux islamistes, attaquent les bateaux étrangers dans le golfe d’Eden
et disposent d’un armement et de moyens de communication
ultrasophistiqués. Ils disposaient aussi d’informateurs bien placés au
sein de la City de Londres (cf. L. Glauzy, Atlas de géopolitique révisée. Chroniques 2003-2010, Editions des Cimes, 2011, p. 301).
[3] Cf. : Laurent Glauzy, Illuminati : de l’industrie Rock à Walt Disney, les arcanes du satanisme, Maison du Salat, 2012
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